Nuit tranquille et sous surveillance

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Le dispositif de sécurité renforcé en Ile-de-France a visiblement porté ses fruits : 177 voitures ont été incendiées samedi soir, contre 190 lors du 31 décembre 2004. A Paris, les 4 500 policiers mobilisés pour l’occasion étaient sur le pied de guerre dès le début de la soirée. Trois « PC mobiles », installés place de l’Etoile, place de la Concorde et sur le Champs-de-Mars ont coordonné les opérations. A leur bord, des policiers se tenaient prêts à donner l’alerte, les yeux rivés sur une carte, l’oreille tendue vers la radio. « Nous sommes en liaison directe avec nos forces sur le terrain, explique Mireille Jeulin, commissaire de police. Nous détectons ceux qui sont venus en bande et essayons de désamorcer les problèmes. » Toute la nuit, ils traitent « les cas d’ébriété, les comas éthyliques, les vols à la tire » mais, ce qu’ils redoutent le plus, ce sont « les mouvements de foule, qui provoquent des blessés ». Un lance eau est prêt à intervenir en cas d’incident. Un peu plus bas sur les Champs-Elysées, au niveau de la rue Marboeuf, le commandant Marc Boronat renseigne les touristes, entre deux ordres à ses hommes. « Les gens veulent savoir si il y a un feu d’artifice ou si le métro fonctionne. Il n’y a pas de psychose des violences urbaines », assure-t-il. Pendant ce temps, Charly et Sébastien patrouillent, « ça rassure les gens ». Vers 22 h, la radio de Charly rapporte « des vols à l’arraché au niveau de l’Etoile ». « Quand ça commence, après c’est en cascade », commente-t-il. Au final, 169 personnes ont été interpellées à Paris durant la nuit, dont 74 ont été mises en garde à vue. Treize gendarmes mobiles ont été blessés lors d’incidents quai Branly (7e). Magali Gruet

bilan La Seine-Saint-Denis détient le « record » des véhicules brûlés de la soirée (59) un nombre inférieur à celui de 2004 (75). Le Val-de-Marne déplore 38 voitures incendiées, les Yvelines 30 et l’Essonne 15.