La procédure de modification a d'abord calé au décollage

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Initialement programmé le 5 février dernier, le lancement de l'enquête publique sur le relèvement de 300 mètres des avions amorçant leur atterrissage vers Roissy, a finalement été repoussé au 2 mars. « Le nouveau projet regorgeait d'absurdités pourtant très simples à enrayer », explique sans détours Alain Péri. Ce porte-parole de l'association Advocnar s'explique : « Le premier tracé proposé par la Direction générale de l'aviation civile ne faisait que déplacer le problème sur une nouvelle zone. Ce n'était pas une solution. Survoler de nouvelles communes pour en soulager d'autres ne mène à rien et ne respecte pas un principe d'équité. Il y avait des zones agricoles, bien moins peuplées, seulement quelques kilomètres plus loin. Alors autant passer par là ! » Solution à l'appui, l'association n'a pas hésité à solliciter Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l'Ecologie, du Développement durable et des Transports pour réclamer des ajustements. Conséquence ? Un arrêté préfectoral est tombé la veille du début prévu de la consultation pour permettre à la DGAC de revoir sa copie. Un mois plus tard, Alain Péri ne cache pas sa satisfaction. « Des ajustements ont apporté des améliorations significatives. Les survols ont été déplacés plus à l'ouest et le bilan qu'on en tire est positif, même s'il reste un point noir sur l'axe Conflans-Sainte-Honorine – Roissy-Charles de Gaulle. » Mais Alain Péri le sait. Advocnar a certainement gagné une bataille, pas la guerre.L. H.