Financiers présumés d'Al-Qaida, leur procès s'ouvre lundi

JUSTICE Leur arsenal était caché dans le 93...

Tiphaine Réto

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Djihad et grand banditisme sont au cœur d’un procès qui s’ouvre lundi à la Cour d’Assise de Paris. Huit hommes comparaissent jusqu’au 28 janvier dans un dossier de financement présumé du terrorisme islamiste.

Parmi eux, le franco-algérien Ouassini Cherifi, déjà condamné en 2002 à cinq ans de prison pour trafic de faux passeports, est vu comme la tête d’un réseau de malfaiteurs dont les braquages servaient à Al-Qaida.

Un arsenal dans un box de Clichy

En 2005, après un braquage raté d’une société de transport de fonds et un vol de documents sur un site Chronopost,  l’affaire est mise à jour. L’interpellation de plusieurs suspects mènera à une nuit de perquisition à Clichy-sous-Bois (93). La police découvre un arsenal, caché dans un box de stockage: dynamite, TNT, fusils mitrailleurs, révolvers et munitions...

Des sacs portant l’enseigne de Chronopost sont également découverts dans le box d’un restaurant de la ville. Un établissement appartenant à Ouassini Cherifi. L’arrière-salle aurait servi de base logistique aux membres du groupe qui se seraient proposés de mourir en martyr. Mais si certains ont admis leur participation aux braquages, tous nient financer le terrorisme.