Un plan pour satisfaire les rêves de grandeur d’HEC

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Faire classer son programme grande école parmi les cinq premiers en Europe et son MBA parmi les vingt meilleurs au monde : telles sont les ambitions d’HEC (Hautes études commerciales) pour les cinq prochaines années. Pour être à la hauteur de ses prétentions, l’école a dévoilé hier son plan de développement pour la période 2005-2010. Bien décidée à asseoir sa position à l’international, HEC souhaite « devenir l’unique école tricontinentale Amérique-Asie-Europe », a annoncé Bernard Ramanantsoa, directeur général du groupe. Dans ce but, l’école souhaite développer des partenariats avec des établissements américains et asiatiques afin de proposer davantage de doubles diplômes. A terme, HEC a pour ambition d’accueillir 200 étudiants étrangers dans son programme grande école en 2010, alors qu’elle en compte 80 actuellement. L’école mettra aussi l’accent sur la recherche : « Nous sommes en train de bâtir un pôle de recherche avec Polytechnique », a indiqué Bernard Ramanantsoa. Souvent accusée d’être trop élitiste, l’école souhaite aussi renvoyer une image plus républicaine : « Dès septembre 2006, nous offrirons des bourses et un système de tutorat à des lycéens méritants de condition modeste pour accroître leurs chances d’intégrer une classe préparatoire aux grandes écoles. » Pour accompagner ces projets, HEC prévoit un investissement immobilier de 100 millions d’euros sur sept ans afin de rénover et d’agrandir son campus de Jouy-en-Josas (Yvelines). De plus, 20 millions d’euros seront consacrés aux projets pédagogiques d’ici à 2010. La chambre de commerce et d’industrie de Paris, les pouvoirs publics, l’Association des diplômés et la Fondation HEC seront mis à contribution. Delphine Bancaud