la banderole anti-ch'tis au tribunal

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Bien coiffés, bien habillés. Ils étaient cinq jeunes supporteurs du PSG à comparaître hier devant le tribunal correctionnel de Bobigny (Seine-Saint-Denis) pour provocation à la haine ou à la violence à l'occasion d'une manifestation sportive. La justice leur reproche d'avoir réalisé et déployé la fameuse banderole « pédophiles, chômeurs, consanguins... bienvenue chez les ch'tis » à l'occasion de la finale de la coupe de la ligue opposant Lens à Paris le 29 mars 2008. Les prévenus encourent un an de prison et 15 000 € d'amende. « Les supporteurs se répondent par banderoles de bon ou de mauvais goût mais le mauvais goût n'est pas une infraction pénale », fait valoir Me Jérôme Triomphe, avocat de la défense. Pour lui, cette affaire se limite à de la « caricature et de l'outrance ». Me Grégoire Lafarge, avocat du Stade de France, lui, s'interroge : « si les Lensois avaient traité les Parisiens de pédophiles, est-ce que ces derniers auraient considéré qu'il s'agit d'humour ? » Suite du procès aujourd'hui.A. S.