«Oh my gode», une exposition ludique et divinement jouissive

CULTURE Le pari est réussi...

Alexandre Sulzer

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Parmi les œuvres, le « commissaire Valentin », un godemiché scellé dans un plateau (en ht à gauche), de l'artiste Isabelle Lameloise.
Parmi les œuvres, le « commissaire Valentin », un godemiché scellé dans un plateau (en ht à gauche), de l'artiste Isabelle Lameloise. — S. ORTOLA / 20 MINUTES

Prétendre faire de l'art à partir de godemichés. C'est le pari réussi de l'exposition «Oh! My gode» qui se tient jusqu'à mardi à la galerie Celal (1er arrondissement). Neuf artistes, toutes des femmes, y présentent des œuvres, 69 exactement, autour du thème des sextoys. Sculptures, photos, peintures mais aussi bijoux ou broderies: les objets présentés sont hétéroclites et tous à vendre, entre 180 et 1.600 €.

Une quarantaine sont en réalité des godemichés customisés et transformés en petits bonhommes naïfs, navire pirate, jeux d'échecs ou tronc d'arbre. «C'est devenu un objet tendance, éloigné de son univers originel des sex-shops», se félicite Virginia Ennor, organistarice de l'expo. Métal, bois, résine, argent massif, tissu, bronze oxydé, plâtre, parafine, molleton: les artistes ont eu recours à quantité de matériaux différents avec, chacun, un toucher différent. Parmi les œuvres, un gode détourné en chat d'Alice au pays des Merveilles par Peggy, l'artiste qui a signé la dernière couverture d'album d'Olivia Ruiz.