Un nouveau toit pour reprendre le cours de sa vie

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Le logement aide à se reconstruire.
Le logement aide à se reconstruire. — F. DURAND / SIPA

Comment s'en sortir quand on a été victime de violence conjugale  Pour la région Ile-de-France, la réponse tient en partie dans un relogement facilité. Myriam*, la quarantaine, en est l'exemple. Il y a un an, après un long passage au foyer Louise Labé, un centre d'hébergement d'urgence adapté (20e), elle a été une des premières à être relogée dans un trois pièces du nord de Paris. Un logement social qu'elle occupe avec ses deux enfants. Loyer : 500 €. « L'aube d'une nouvelle vie » qui n'efface pas le passé. Myriam, toujours marquée, ne veut d'ailleurs pas en parler, du passé. « J'ai peur au point d'éviter mes voisins », lâche-t-elle. « Elle a subi une tentative de défenestration par son ancien compagnon », raconte Viviane Monnier, la directrice du foyer. Depuis 2004, la région a injecté 12 millions d'euros dans ce « phénomène social » en créant une trentaine d'hébergements d'urgence, et la réhabilitation de près de 1 500 places. Le dispositif, mis en place l'année dernière, a bénéficié à 54 femmes. « C'est une obligation morale », selon Jean-Paul Huchon, le président socialiste. « Un appartement, un emploi, des conditions de sécurité, voilà les clés même si l'on sait que toute cette chaîne est très fragile ». Un avis partagé par les associations. « L'accompagnement global c'est l'unique solution », appuie Viviane Monnier.Maxime Terracol