Traces suspectes et faux billets au Musée d'art Moderne

Hélène Colau

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On a cru qu'une toile avait été vandalisée.
On a cru qu'une toile avait été vandalisée. — B. TESSIER / REUTERS

Le long week-end du 11 Novembre n'a pas été de tout repos pour le Musée d'art moderne (MAM) de la Ville de Paris. Tout commence lundi dernier, quand une restauratrice signale des dégradations sur l'une des toiles de Jean-Michel Basquiat, auquel le musée consacre une exposition*. De petits traits au feutre noir sont en effet relevés sur le tableau ­Cadillac Moon 1981. L'œuvre est illico décrochée et une plainte déposée. Il faudra attendre vendredi pour découvrir que, soulagement, ce n'est pas au MAM que la toile a été vandalisée. « Il apparaît clairement que l'œuvre a été détériorée avant son arrivée à Paris : la trace est perceptible sur les photographies prises lors de la dernière exposition où elle a été présentée », a précisé la Ville.
Le détail est d'importance pour un musée dont la réputation a été entachée en juin dernier par le vol de cinq toiles de Picasso, Modigliani, Matisse, Braque et Léger. Le système de sécurité, alors mis en cause, a été renforcé depuis. La bonne nouvelle a en outre permis d'oublier le léger couac du 11 novembre, où des centaines de visiteurs ont trouvé porte close. Normal pour un jour férié, mais moins quand on sait qu'ils étaient munis de réservations effectuées auprès de billetteries partenaires. Les déçus pourront revenir au musée ou se faire rembourser, assure le MAM.