les sociétés ne font pas le plein

Alexandre Sulzer

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27,4 % des entreprises de l'Essonne affirment que leur production s'est réduite.
27,4 % des entreprises de l'Essonne affirment que leur production s'est réduite. — T. COEX / AFP

Les entreprises de la grande couronne touchées mais pas coulées par la pénurie de carburant. C'est ce qui ressortait hier de deux enquêtes menées par les chambres de commerce et d'industrie (CCI) de Versailles Val d'Oise/Yvelines ainsi que de l'Essonne, respectivement auprès de 200 et 197 sociétés.

Menaces et perturbations
Dans le 95 et le 78, la moitié des entreprises considèrent leur activité « menacée ». Elles sont 64,3 % dans l'Essonne « si les événement devaient se poursuivre ». Mais seules 9,8 % des sociétés essoniennes se sentent menacées si la pénurie de carburant se poursuivait une semaine ou moins. Au-delà de ce délai, 50 % d'entre elles dans le 95/78 pensent devoir « prendre des mesures de réduction d'activité ». Le taux monte à 76 % dans le 91 lorsqu'on leur demande si l'activité est simplement « perturbée ». C'est le cas de la société Promofiltres qui emploie 30 personnes à Sarcelles (95). Son directeur associé, Rodolphe Cassé, explique à 20 Minutes que sa compagnie a « réduit ses déplacements ». « Economiquement parlant, ça n'a pas eu de conséquence mais cela a rallongé les délais. L'impact est donc plus sur l'image même si nos clients se sont montrés compréhensifs. » Ces retards dans les livraisons sont évoqués par 69 % des entreprises du 95 et du 78 (48,7 % dans l'Essonne). Et si le chiffre d'affaires baisse pour 50,8 % dans le 91, les conséquences plus graves de la pénurie restent à la marge. Ainsi, seules 3 % des sociétés disent avoir eu recours au chômage technique. Dans les Yvelines, celles qui disent que cette option est « probable » est de 10 %. « On s'en est sorti grâce au système D », résume un entrepreneur de Trappes (78).