les sans-papiers toujours porte dorée

Alexandre Sulzer

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Ils demandent leur régularisation.
Ils demandent leur régularisation. — A. ROUGIER / 20 MINUTES

Les uns mangent du « riz tiep » par terre, certains partagent un café, les autres font un baby-foot. Et, au milieu, se promènent des dizaines de visiteurs venus découvrir le musée ou l'aquarium tropical, exceptionnellement gratuits.
Hier, le demi-millier de travailleurs sans-papiers entamaient leur quatrième jour d'occupation de la Cité de l'histoire de l'immigration de la porte Dorée (12e).

Les promesses du ministère
« Nous demandons que l'Etat respecte sa parole », explique Jean-Albert Guidou, secrétaire de l'union locale de la CGT de Bobigny. « En juin, après l'occupation de Bastille, le ministère de l'Immigration avait promis d'accorder une autorisation de séjour et de travail à toute personne pouvant justifier d'une promesse d'embauche et de 12 mois de feuilles de paie en CDD ou de 24 mois en intérim. Or, sur 1 800 dossiers déposés, nous n'avons obtenu qu'une cinquantaine de répon­ses. » « Je ne dors qu'une heure ou deux par nuit à cause du stress. Mais on ne baisse pas les bras », témoigne Simbo, Malien de 30 ans. Luc Gruson, le directeur de la Cité de l'Immigration, se réjouit qu'il n'y ait eu « aucun incident » et que les occupants ne soient pas dans les espaces des collections. « Mais il faut que les choses se décantent dans la semaine. Sinon, il faudra que les grévistes restent à l'extérieur du bâtiment.»