Le gros des travaux ne fait que commencer

William Molinié

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La semaine dernière, des ouvriers et électriciens équipaient le tunnel de la Défense.
La semaine dernière, des ouvriers et électriciens équipaient le tunnel de la Défense. — S. ORTOLA / 20 MINUTES

Les travaux ne sont pas près de voir le bout du tunnel. Démarré en 2008, le programme de rénovation et de sécurisation des tunnels franciliens vient tout juste de rentrer dans sa seconde phase, la plus lourde : pose de plaques antifeu, nouvelles issues de secours, changement de la ventilation, création de sorties de secours. Ces travaux ont lieu la nuit et nécessitent la fermeture de bretelles d'autoroute ainsi que la mise en place d'itinéraires bis*.

Quels tunnels sont concernés ? Pour l'instant, les travaux ont commencé dans 13 des 22 tunnels franciliens gérés par la direction régionale des routes (Dirif). En tout, un millier de caméras ont été posées. Pour l'heure, le gros œuvre est entamé dans trois ouvrages (la Défense, Landy et Champigny), à savoir la pose de plaques isolantes coupe-feu, pouvant supporter des chaleurs allant jusqu'à 1 000 °C (lire encadré). La Dirif doit couvrir 500 000 m2 de parois, soit plus du tiers de la surface totale des tunnels.
Quelles incidences sur la circulation ? « Nous avons décidé de faire les travaux la nuit. Pour déranger le moins possible l'usager », explique Arnaud Crolais, responsable d'opérations à la Dirif. Pour autant, des bouchons apparaissent lors des fermetures nocturnes, reconnaît la Dirif. L'été prochain, le tunnel de la Défense devrait fermer jour et nuit pendant près de trois semaines.

Et en journée ? Aucune fermeture diurne n'est prévue. En revanche, certains tunnels vont subir des réductions de largeur et du nombre de voies. A ces ralentissements s'ajoutent, en journée, les problèmes de circulation dus aux travaux du tramway en banlieue, à la fermeture de l'A 6b dans le sud de Paris et celle des voies auxiliaires sur le tronçon commun de l'A 4 et de l'A 86 dans l'est, à la suite du vol de 1 000 m de câbles en juillet dernier. Les automobilistes devront s'armer de patience jusqu'en 2013, date de la fin des travaux.

Travail de fourmi

Dans le tunnel de la Défense (92), une trentaine d'ouvriers et d'électriciens travaillent chaque nuit. A la fin du mois, ils seront plus de 300 à poser les plaques coupe-feu. « C'est difficile de travailler dans ce tunnel. Il est très hétérogène car il a été construit au fil des ans. On progresse très lentement », confie un ingénieur. Pour visser les plaques à la paroi, ils doivent retirer les câbles électriques. Et les refixer avant le lever du jour et l'ouverture du tunnel aux usagers.