Un rapport accablant sur L'hôtel des ventes drouot

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Le rapport critique la gestion de Drouot.
Le rapport critique la gestion de Drouot. — F. DUPUY / SIPA

Un nouveau coup dur pour le prestigieux hôtel des ventes Drouot (9e). Un rapport sur son fonctionnement, commandé par la ministre de la Justice après le scandale déclenché en 2009 par des détournements d'œuvres d'art, pointe l'opacité de la gestion de l'établissement. Drouot est accusé de « conservatisme organisé », de « gouvernance minimaliste » et d'employer des « méthodes de travail dépassées ». « La baisse de la qualité de ses marchandises » est également mentionnée.
Voilà qui fait mal, à une semaine de la réouverture après travaux de l'hôtel des ventes. Celui-ci fait tout pour dissiper le parfum de scandale qui le poursuit depuis bientôt un an : son président a annoncé qu'un nouveau prestataire avait été choisi pour assurer la manutention des objets. Son nom ne sera révélé que la semaine prochaine, mais Georges Delettrez assure que « c'est la Rolls des prestataires de services ». Les « cols rouges » ou « Savoyards », qui assuraient depuis cent cinquante ans le transport et la manutention des objets à Drouot, n'ont en effet plus le droit d'y exercer au titre de l'Union des commissionnaires de l'hôtel des ventes (UCHV). Celle-ci a été mise en examen en juillet dans le cadre d'une enquête sur des détournements d'œuvres par les « Savoyards ». Georges Delettrez doit prochainement rencontrer Michèle Alliot-Marie pour évoquer le rapport gênant.