Paris

« Un client m'a demandé de l'intégrer dans le tableau »

On trouve des amateurs de copie des deux côtés du chevalet. Une partie des copistes vendent leurs œuvres, régulièrement ou occasionnellement. Parfois à des visiteurs qui craquent pendant une expo, d'autres fois...

On trouve des amateurs de copie des deux côtés du chevalet. Une partie des copistes vendent leurs œuvres, régulièrement ou occasionnellement. Parfois à des visiteurs qui craquent pendant une expo, d'autres fois sur commande. Christiane Desbaumes se souvient d'un client un peu particulier : « Ce monsieur m'a demandé de personnaliser des tableaux, en y intégrant son portrait, sa femme, ses amis et son chien. Je peignais le décor au Louvre, en laissant un trou pour les visages, que je complétais d'après photo. C'était passionnant, j'ai même dû l'imaginer adolescent. »
Jean-Claude Dumas a ouvert en 1999 une galerie consacrée à la copie, Simil'Art, dans le 1er arrondissement. Dans son catalogue, 6 000 tableaux, de la prérenaissance au postimpressionnisme. « Il faut que l'artiste soit mort depuis plus de soixante-dix ans. » Ses best-sellers sont les Canaletto et les paysages flamands. Vendus entre 1 000 et 4 000 €, ils intéressent « les passionnés qui ont raté une toile à Drouot, raconte Jean-Claude Dumas. Une dame qui veut décorer son salon et apporte sa tapisserie. Les propriétaires de châteaux, ceux qui veulent remplacer un original qu'ils vont mettre au coffre ou reproduire un portrait de famille pour que chacun ait le sien. En ce moment, nous travaillons sur une commande de Jean-Charles de Castelbajac. Pour sa nouvelle expo, il nous a demandé de peindre des logos sur des classiques, dont La Naissance de Vénus, de Botticelli. »