Délicates négociations entre les deux pays

— 

Des mineurs Français emprisonnés en Croatie à la suite d'une rixe. La nouvelle a immédiatement suscité l'inquiétude du ministère des Affaires étrangères, qui par le biais de son ambassade a dépêché un magistrat chargé de suivre le déroulement de la procédure et d'exercer un droit de visite. « Il fallait faire vite car les familles voulaient voir leur enfant rentrer le plus rapidement possible. Mais en même temps, il fallait laisser la justice travailler. Car il y avait un jeune Croate dans le coma », explique-t-on au Quai d'Orsay.

1,2 million de touristes à Dubrovnik
Deux policiers Français, présents sur place dans le cadre d'une coopération estivale, ont par ailleurs assisté aux auditions des mineurs français. « Chaque jour, il y a un 1,2 million de touristes à Dubrovnik. Ce qui peut créer une certaine tension dans le centre-ville. Mais en aucun cas il n'existe une animosité des Croates à l'encontre des Français. C'est comme pour n'importe quelle autre nationalité », explique Mirko Galic, l'ambassadeur de Croatie à Paris. Ce dernier, attaché à la bonne tenue des relations franco-croates, ne souhaite pas s'exprimer sur le fond de cette affaire sensible. Dans un contexte où la Croatie a pour ambition d'intégrer l'Union européenne d'ici à 2012.W. M.

Les familles ont renoncé à faire appel

Afin de rentrer plus rapidement en France, les adolescents ont renoncé à faire appel de la décision du tribunal municipal de Dubrovnik. Les avocats des familles sont sceptiques sur la possibilité d'un recours en Croatie.