« La cocaïne déstabilise des pays entiers »

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alettes de crack, rails de coke, bangs exposés dans des vitrines… La Conciergerie, cet ancien palais situé à côté du tribunal de grande instance, s'est transformée, hier soir, en mini-laboratoire de fabrication de cocaïne. Objectif ? Dévoiler la face cachée de cette drogue. Une centaine de personnes étaient invitées, dont des étudiants, des policiers et des médecins. « Je n'en ai jamais pris, mais c'est vrai qu'en soirée, il y a toujours quelques rails qui traînent », raconte Gwendoline, étudiante de 24 ans à la Sorbonne. « Mais il me semble que c'est vraiment marginal. En tout cas, dans mon milieu », poursuit-elle.

« On avait trop bu »
Devant la carte des chemins de la cocaïne, Jean-Arnaud*, lui, raconte qu'il a déjà essayé. « C'était entre potes, on avait trop bu », précise-t-il. Aujourd'hui, s'il regrette, c'est surtout parce qu'il a pris conscience qu'il a « exploité la misère d'autres pays ». « Les répercussions sont terribles. Ça déstabilise des pays entiers. Notamment pour l'équilibre économique des narco-Etats de l'Afrique de l'Ouest », poursuit cet étudiant en géographie.
William Molinié