Goasguen, le patron veut sa place au soleil

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Le président de l'UMP au Conseil de Paris et député de la 14e circonscription (16e arrondissement), 60 ans, reste un inconnu du grand public

« Je n'ai jamais voulu participer aux émissions de télé populaires, dit-il

C'est un tort

» Ce natif de Toulon (Var), pourtant à l'aise dans la discussion, recherche le débat

Il fustige d'ailleurs une campagne des primaires qu'il trouve trop empruntée

Débarqué dans la politique parisienne en 1983, il occupe deux postes d'adjoint sous Chirac

Avocat de profession, il adhère à l'UDF, en devient le secrétaire général, puis suit Alain Madelin à Démocratie libérale en 1997

Il en sera le porte-parole

En 2002, le parti est dissous

Il rejoint l'UMP, mais « reste centriste » dans l'âme

En 1995, il a hérité d'un portefeuille de ministre, celui de la Réforme de l'Etat, pendant sept mois, « car j'étais un proche de Chirac », reconnaît-il

Au Conseil de Paris, il ne manque pas une occasion d'épingler Bertrand Delanoë

Qui le lui rend bien

« J'apprécie les qualités d'orateur du maire », avoue le leader de l'UMP

Il dit aussi respecter l'homme

« J'ai compris quelque chose en étant dans l'opposition : c'est combien Delanoë a dû souffrir

» Magali Gruet et Mickaël Bosredon

vote Le 25 février, les 20 000 adhérents parisiens de l'UMP voteront pour leur candidat favori. Les deux premiers s'affronteront, le 4 mars, lors d'un second tour, si aucun n'obtient 50 % des voix.