Le repli vers la crèche parentale

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Trouver une place en crèche pour son enfant est un véritable parcours du combattant particulièrement angoissant pour les parents. Pauline, mère d’une petite Albane de 20 mois, a frappé à toutes les portes avant de trouver son bonheur aux Pieds Tendres, une crèche parentale du 12e. « J’ai commencé par faire une demande pour les crèches municipales, mais elle a été refusée. C’est un peu la loterie et ça dépend beaucoup du mois de naissance de l’enfant. La mairie m’a donné une liste des crèches de l’arrondissement. Aux Pieds Tendres, on m’a dit pouvoir s’occuper de ma fille, mais quand elle aurait 8 mois. Alors en attendant, j’ai dû la mettre chez une nourrice, mais elle n’apprenait pas grand-chose là-bas. » D’autres mères ont fait garder leurs enfants « par la famille » et ont pensé « à déménager hors de Paris pour trouver une place plus rapidement ». Certaines ont alors adhéré au système de crèche parentale, où il est « plus facile d’avoir une place, mais où il y a aussi beaucoup de contraintes » : les mères doivent être disponibles une demi-journée par semaine pour gérer la logistique de la crèche, parfois « en posant des jours de RTT ou de congé » pour remplir leur mission. « Certains pères viennent aussi de temps en temps, mais c’est plus rare », note Carole, responsable technique et éducatrice aux Pieds Tendres. M. G.