La Seine-Saint-Denis a peur pour ses ZEP

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Le ministre de l'Education tente de faire tomber la fièvre

Alors que les enseignants s'apprêtent à manifester demain, que les occupations d'écoles continuent en Seine-Saint-Denis, Gilles de Robien a renoncé hier à établir « avant la réntrée 2006 » une liste des établissements appelés à quitter le dispositif ZEP (zone d'éducation prioritaire)

Le syndicat FSU y voit un « recul », mais constate que l'échéance n'est que repoussée

D'autres sujets de friction demeurent

Ainsi, la possibilité pour les élèves ayant obtenu mention bien ou très bien au brevet des collèges de déroger à la carte scolaire à l'entrée en seconde

Le ministre assurait hier que seuls « 30 à 40 élèves par an » seraient concernés, pour suivre des options particulières

Mais à Clichy-sous-Bois, d'où sont parties les violences de novembre, on craint une catastrophe pour le seul lycée de la ville

Dans une tribune (« Clichy-sous-Bois interpelle la France ») qu'ils s'apprêtent à publier, les enseignants dénoncent le classement des trois collèges de la ville dans la catégorie « ambition réussite »

« Les meilleurs élèves de collège auront ainsi le choix de leur lycée, les plus en difficulté seront orientés précocement et les autres auront l'interdiction de redoubler

Le lycée de Clichy risque de se retrouver ghettoïsé

Il obtient pourtant des résultats au-dessus des objectifs

C'est la double peine sociale », dénonce Antoine Germa, prof d'histoire-géo à Clichy-sous-Bois

S C
EP Trois « niveaux d'éducation prioritaires » remplaceront les ZEP : les EP1 seront classés « ambition réussite », les EP2 auront des moyens inchangés et les EP3, vocation à sortir du dispositif.