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éducationUne prof de 6e diffamée pour avoir montré un tableau avec des femmes nues

Yvelines : Le spectre de l’assassinat de Samuel Paty dans un collège après la présentation d’un tableau

éducationUne professeure du collège Jacques-Cartier à Issou est diffamée pour avoir exposé une œuvre d’art montrant des femmes nues à des élèves 6e
Après un droit de retrait le vendredi 8 septembre, les professeurs du collège Jacques-Cartier à Issou ont déposé un préavis de grève ce lundi. (Illustration)
Après un droit de retrait le vendredi 8 septembre, les professeurs du collège Jacques-Cartier à Issou ont déposé un préavis de grève ce lundi. (Illustration) - Pixabay / Pixabay
Romarik Le Dourneuf

R.L.D.

Les professeurs du collège Jacques-Cartier à Issou (Yvelines) ont déposé un préavis de grève ce lundi. Depuis jeudi, ces enseignants vivent dans l’angoisse d’un nouveau drame comme celui qu’a vécu Samuel Paty.

Jeudi dernier, dans le cadre d’un cours de sensibilisation à l’art, une professeure de français a présenté à une classe de 6e le tableau du XVIIe siècle Diane et Actéon du peintre Giuseppe Cesari, un tableau qui montre cinq femmes nues. Si le tableau est en lien avec des textes étudiés dans le programme, il a suscité de vives réactions chez plusieurs élèves et parents d’élèves.

Diffamation et accusations de racisme

Selon BFM TV, qui confirme des informations du site 78Actu, plusieurs élèves ont détourné le regard et se sont offusqués, expliquant qu’il était contraire à leurs convictions religieuses.

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Rapidement, l’enseignante s’est retrouvée accusée par des élèves d’avoir voulu, volontairement, les mettre mal à l’aise et d’avoir tenu des propos racistes. Des accusations vite démenties par des discussions lors d’une heure de « vie de classe » plus tard dans la journée. Les élèves auraient même présenté leurs excuses un peu plus tard dans la journée.

« Le mal est fait »

Trop tard. « Elle n’a jamais dit ça, mais le mal est fait. Nous avons affaire à quelques parents vindicatifs, qui préfèrent croire la parole de leurs enfants plutôt que la nôtre. Notre collègue a besoin d’être protégé. Il faut la protéger », dit une enseignante à 78Actu. Les professeurs vivent désormais dans l’angoisse et redoutent un danger évoquant l’assassinat de Samuel Paty.

« On sait très bien que ce genre de méthodes peuvent conduire à un drame. Nos collègues se sentent menacés, en danger, les professeurs font leur métier, ils doivent être respectés pour ça », précise pour sa part, auprès de BFM TV, Sophie Vénétitay, secrétaire générale du syndicat SNES-FSU.

Selon le média, au moins quatorze faits « d’établissement » (atteintes à laïcité, aux personnes, à la sécurité ou aux biens, ou encore des faits de racisme) ont été enregistrés dans l’établissement depuis la rentrée en septembre dernier contre seulement trois sur toute l’année scolaire dernière.

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