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ParisLe directeur de Sciences Po propose sa « mise en retrait provisoire »

Le directeur de Sciences Po propose sa « mise en retrait provisoire » après des accusations de violences conjugales

ParisLe directeur de Sciences Po, Mathias Vicherat, et sa compagne s’accusent mutuellement de violences. Une enquête préliminaire a été ordonnée par le parquet de Paris
Les étudiants de Sciences Po ont bloqué leur école le 7 décembre 2023 pour demander l'éviction du directeur de l'école Mathias Vicherat.
Les étudiants de Sciences Po ont bloqué leur école le 7 décembre 2023 pour demander l'éviction du directeur de l'école Mathias Vicherat. - Dimitar DILKOFF / AFP / AFP
20 Minutes avec AFP

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La situation n’était pas tenable. Ce lundi, Le directeur de Sciences Po Paris entendu récemment par la police dans une affaire de violences conjugales, Mathias Vicherat, a « proposé » sa « mise en retrait provisoire », dans un message adressé à toute l’école.

« J’ai proposé à la présidente de la Fondation nationale des sciences politiques (FNSP), Laurence Bertrand Dorléac, de me mettre provisoirement en retrait de mes fonctions selon des modalités, un calendrier et une durée qu’il lui revient de définir et qu’elle présentera dans les différentes instances cette semaine », est-il écrit.

Placé en garde à vue le 3 décembre dernier

Trois réunions ont lieu à Sciences Po cette semaine, des réunions prévues de longue date au calendrier : le conseil de l’institut mardi, le conseil d’administration de la FNSP mercredi et enfin le conseil social et économique jeudi.

Mathias Vicherat et son ex-compagne Anissa Bonnefont qui s’accusaient réciproquement de violences conjugales, ont été placés en garde à vue le 3 décembre avant d’être remis en liberté le lendemain. Une enquête préliminaire a été ordonnée par le parquet de Paris.

Mathias Vicherat conteste les faits

Dans le message adressé à la communauté de Sciences Po, Mathias Vicherat répète qu’il « conteste les actes de violence qui ont été rapportés par la presse et sur les réseaux sociaux ». « Jamais et en aucune circonstance, je n’ai commis de tels actes. Je veux souligner qu’à l’issue de nos gardes à vue, aucune plainte n’a été déposée, nulle mesure de contrôle judiciaire ou d’éloignement n’a été prise », poursuit-il.

Des étudiants de Sciences Po ont occupé le bâtiment historique de cet établissement d’enseignement supérieur la semaine dernière, pour demander la démission de leur directeur.

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