20 Minutes : Actualités et infos en direct
RÉACTIONLes étudiants de Sciences Po réclament le départ du directeur de l’école

Violences conjugales : Les étudiants de Sciences Po bloquent l’école et réclament le départ du directeur

RÉACTIONLe directeur de l’école, Mathias Vicherat, et sa femme s’accusent réciproquement de violences conjugales
L'entrée de Sciences Po Paris.
L'entrée de Sciences Po Paris. - ACau/SIPA / SIPA
Romarik Le Dourneuf

R.L.D. avec AFP

Une cinquantaine d’étudiants bloquent l’entrée du bâtiment historique de Sciences Po Paris (7e arrondissement) ce mardi matin pour réclamer la démission de son directeur, Mathias Vicherat, placé en garde à vue entre dimanche et lundi dans une affaire de violences conjugales. Contactée par 20 Minutes, la direction de l’établissement confirme ce « blocage » de l’école située au 27, rue Saint-Guillaume, mais refuse tout commentaire.

« Nous demandons la suspension immédiate de Vicherat et sa démission pour des raisons d’exemplarité », a déclaré Inês Fontenelle, vice-présidente étudiante au conseil de l’Institut (Union étudiante) et membre du conseil d’administration de la Fondation nationale des sciences politiques (FNSP).

« Il faudrait attendre d’avoir plus d’informations sur la situation »

Le rassemblement a été organisé à l’appel de syndicats étudiants de Sciences Po Paris. Le blocage n’entrave pas les entrées des étudiants dans les autres bâtiments du campus situés dans le centre de Paris.

La plupart des étudiants ou salariés interrogés ont refusé de s’exprimer. « Il faudrait attendre d’avoir plus d’informations sur la situation », a déclaré une étudiante qui a préféré garder l’anonymat.

Même son de cloche pour Adrien Lehman, vice-président enseignant du Conseil de l’Institut, joint par 20 Minutes : « J’ai toute confiance en la gouvernance de Sciences Po pour prendre les bonnes décisions pour notre institution. »

Pas de plainte déposée pour le moment

Mathias Vicherat, en poste depuis 2021, et sa compagne, s’accusaient réciproquement de violences conjugales et ont été placés en garde à vue dimanche soir avant d’être remis en liberté lundi.

« L’unité médico-judiciaire n’a relevé d’incapacité totale de travail sur aucun des deux, et aucun des deux n’a souhaité déposer plainte à ce stade. L’enquête se poursuit en préliminaire », a précisé le parquet de Paris ce lundi.

Matthias Vicherat « va s’adresser à l’ensemble des communautés de Sciences Po rapidement pour éclaircir la situation », a affirmé Laurence Bertrand Dorléac, présidente de la FNSP dans un message adressé aux membres du conseil d’administration du prestigieux établissement d’enseignement supérieur.

Sujets liés