20 Minutes : Actualités et infos en direct
TransportsComment éviter de se ruiner en transports pendant les JO de Paris 2024 ?

JO de Paris 2024 : Les trucs à savoir pour s’épargner l’explosion des prix des transports en commun

TransportsCertaines offres de transports voient leur coût multiplié par deux
Si les Franciliens abonnés au réseau de transport d'Île-de-France Mobilités seront épargnés, les autres ont intérêt à anticiper
Si les Franciliens abonnés au réseau de transport d'Île-de-France Mobilités seront épargnés, les autres ont intérêt à anticiper - NICOLAS MESSYASZ / SIPA / Sipa
Romarik Le Dourneuf

Romarik Le Dourneuf

L'essentiel

  • Valérie Pécresse a annoncé ce lundi une augmentation spectaculaire du coût des transports en commun dans la région pendant la période des Jeux olympiques (du 20 juillet au 8 septembre).
  • Destinée à épargner les Franciliens des 200 millions d’euros de surcoût de transports liés à la compétition, selon la présidente d’Île-de-France Mobilités, cette mesure pourrait coûter cher à ceux qui ne sont pas abonnés aux transports franciliens.
  • Usager occasionnel, touriste ou spectateur… Une seule solution pour éviter de se ruiner : l’anticipation.

Le K.-O. des JO. Oubliez l’augmentation de l’alimentaire, du carburant ou de la cigarette. Avec les prix des transports franciliens pour les JO de Paris 2024, annoncés ce lundi, Valérie Pécresse vient de tuer le Game de l’inflation.

La présidente d’Île-de-France Mobilités a en effet présenté les tarifs qui seront appliqués sur la période des jeux (du 20 juillet au 8 septembre). Un ticket de métro à 4 euros au lieu de 2,10 euros actuellement et un carnet à 32 euros contre 16,90 euros habituellement. Les tickets de transilien et de RER aussi vont grimper à 6 euros l’unité (4,8 euros l’unité par carnet de 10). Il n’y a pas que les sportifs battus qui vont pleurer l’été prochain.

Une multiplication des prix par deux selon les offres

Même le « passe Paris 2024 » annoncé par l’ancienne candidate à la présidentielle à partir de 16 euros par jour et qui monte jusqu’à 70 euros par semaine est salé. Bien que dégressif, il reste largement supérieur au tarif « normal » de 30 euros par semaine sur le pass Navigo. Le tout est destiné à financer le surplus de 15 % de l’offre prévu pour l’événement et l’arrivée massive de touristes et spectateurs.

L’accès à ce contenu a été bloqué afin de respecter votre choix de consentement

En cliquant sur« J’accepte », vous acceptez le dépôt de cookies par des services externes et aurez ainsi accès aux contenus de nos partenaires.

Plus d’informations sur la pagePolitique de gestion des cookies

Heureusement, selon les dires d’IDFM, ce ne sont pas les Franciliens qui devraient payer cette note à condition d’anticiper les choses. D’ailleurs, les visiteurs aussi pourraient esquiver les coûts.

Les abonnés au Pass Navigo épargnés

Le communiqué de presse d’IDFM est clair pour les JO : « Le quotidien des Franciliens inchangé ». En effet, pour les cinq millions d’abonnés à un Pass Navigo annuel ou mensuel, le tarif restera inchangé pendant la durée des jeux comme celui des pass Imagine’R et pass senior. Enfin presque si on excepte l’augmentation de 2,30 euros par mois (de 84,10 euros à 86,40 euros) annoncée ce lundi.

Pour les usagers occasionnels, mieux vaut s’y prendre à l’avance

Franciliens mais usagers occasionnels des transports en commun, vous ne disposez pas d’un abonnement et risquez prendre l’augmentation en pleine poire. Pour éviter de faire grimper le prix de vos escapades ponctuelles, une seule solution : l’anticipation. La méthode traditionnelle consiste à se rendre en station avant le début des festivités et à faire le plein de tickets + et billets Île-de-France.

Mais parce qu’on peut les perdre et qu’ils sont destinés à disparaître, autant s’habituer à la numérisation en commandant ses billets à l’avance sur les applications dédiées : Île-de-France Mobilités ou Bonjour RATP. Présentes sur les téléphones Android et iPhone (l’achat de tickets sera permis au début de l’année 2024) disposant de la technologie NFC, elles permettent de « stocker » des titres de transport utilisables ensuite en rapprochant le téléphone de la borne de validation.

Une autre solution, plus pérenne, réside dans l’adhésion à un Pass Navigo Liberté + avant le début des JO. Réservée aux résidents franciliens et travailleurs dans la région, cette carte lancée en 2019 est directement reliée au compte bancaire de son détenteur et prélève les coûts de voyage directement sur ce dernier. Une solution valable à l’année pour les utilisateurs ponctuels du réseau puisqu’en plus d’éviter les fils devant les distributeurs, le montant prélevé par voyage est de 1,69 euro (1,73 euro en 2024), contre 2,10 euros pour un ticket et la correspondance métro/bus leur est offerte. IDFM l’assure, ces tarifs resteront inchangés pendant la durée des Jeux olympiques.

Problème, le Pass Liberté + est limité au métro et au RER à Paris et aux Roissybus et Orlybus (pour respectivement 14,15 euros et 10,05 euros), ce qui risque de limiter les possibilités de rejoindre de nombreux sites olympiques (Stade de France, La Défense Arena, etc.)

Touristes et visiteurs, pensez « Paris Je t’aime »

À moins d’avoir l’occasion de passer par la région avant la période des Jeux, pour acheter des lots de tickets individuels ou à la journée, les futurs visiteurs également se pencher sur la solution « application » citée un peu plus tôt.

Pour les adeptes du « physique », la solution de l’anticipation réside dans « Paris Je t’aime ». Pas question d’inciter à soudoyer les locaux ici, il s’agit du petit nom de l’office du Tourisme de Paris qui propose la réservation en ligne de titre de transport, dont le Pass Navigo Easy, une carte qui contient 10 « tickets + », à venir chercher à une date fixée dans les lieux prévus à cet effet, donc la boutique de l’Hôtel de ville et le bureau de la gare du Nord.

Pour résumer, anticipez !

Sujets liés