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AUTOMOBILELe périph' à 50 km/h et la voie réservée au covoiturage juste après les JO

Le périphérique à 50 km/h et avec une voie « covoiturage » quelques semaines après les JO de Paris 2024

AUTOMOBILELa municipalité a précisé ce jeudi les modalités de mise en place de ces deux mesures fortes
La voie réservée sera celle de gauche sur le périphérique parisien. (Illustration)
La voie réservée sera celle de gauche sur le périphérique parisien. (Illustration) - Clément Follain / 20 Minutes / Clément Follain / 20 Minutes
Romarik Le Dourneuf

R.L.D.

Paris passe la seconde sur le périphérique. Si des discussions restent à venir avec la préfecture de police, il ne fait plus aucun doute que la vitesse sera limitée à 50 km/h sur le périphérique parisien à partir du second semestre 2024, avec une voie consacrée au covoiturage et aux transports en commun.

Ce sont les Jeux olympiques qui serviront de tremplin à cette dernière mesure forte pour de nombreux Franciliens. « Nous nous servirons de l’héritage des JO de Paris 2024 pour pérenniser cette voie réservée. Sans eux, il aurait fallu sans doute quinze ans de bataille culturelle pour y parvenir », explique Emmanuel Grégoire, premier adjoint d’Anne Hidalgo.

« Dans les semaines qui suivent la fin des Jeux olympiques »

Annoncée depuis plusieurs mois, cette nouvelle voie sera mise en place « dans les semaines qui suivent la fin des Jeux » (les Jeux paralympiques se terminent le 8 septembre 2024) et réservée aux voitures ayant conduisant au moins deux personnes, aux transports publics collectifs, aux personnes en situation de handicap (même seules), aux taxis (même vides), aux VTC (en course) et aux véhicules de secours et de police.

« Le but n’est pas de diminuer le nombre de trajet, estimé à un peu plus d’un million par jour sur le périphérique, mais le nombre de véhicule. Une voiture de 1.000 kg pour transporter 80 kg, c’est absurde », a commenté David Belliard, adjoint à la maire de Paris en charge des transports.

Réduire la pollution et les nuisances sonores

Cette mesure a surtout pour objectif de réduire la pollution et les nuisances sonores, notamment la nuit pour les 500.000 personnes qui vivent à proximité immédiate de cet axe, souvent dans des quartiers populaires, selon la Mairie de Paris.

« Il n’y a aucune raison que ça impacte les temps de trajet, ce seront quelques dizaines de secondes, au maximum quelques minutes supplémentaires », a précisé David Belliard.

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Le périphérique, un des principaux axes urbains d’Europe, est emprunté chaque jour par 1,2 million de véhicules, franciliens en majorité, et circulant à 80 % avec pour seul occupant, leur conducteur.

La fin de l'« autosolisme »

La nouvelle limitation de vitesse vise à fluidifier le trafic sur cet axe très embouteillé, en encourageant les Franciliens à éviter l' " autosolisme » et à emprunter les transports en commun. Elle aura aussi pour avantage, selon la mairie, de sécuriser la nouvelle voie réservée qui provoquera inexorablement de nouveaux croisements.

« Le périphérique n’a plus vocation à être une autoroute urbaine », a souligné David Belliard.

La vitesse maximale autorisée sur cette ceinture routière de 35 kilomètres qui entoure la capitale depuis 1973, était déjà passée de 90 km/h à 80 en 1993, puis à 70 km/h en 2014. Depuis 2021, la vitesse a par ailleurs été limitée à 30 km/h dans la plupart des rues de la capitale.

Reste l’accord de l’Etat, qui fait peu de doutes

La Mairie de Paris a par ailleurs appelé la Région et les maires des communes voisines à construire une « stratégie cohérente » pour éviter les reports du trafic vers l'A86 et la Francilienne, qui encerclent Paris au-delà du périphérique, et développer le covoiturage.

Si le périphérique parisien est une voie communale, donc sous la responsabilité et le financement de la Ville de Paris, l’accord du préfet de police de Paris, Laurent Nunez, sous la responsabilité du ministère de l’Intérieur, reste à acquérir. « Je ne doute pas que le gouvernement s’engage à nos côtés, que la santé de nos concitoyens soit plus importante qu’une forme de fascination pour la voiture (…) Ce sont toujours les mêmes qui trinquent au bord du périphérique », a souligné Emmanuel Grégoire.

Aux heures de pointe et en cas de bouchons

Concrètement, la voie « covoiturage » serait active du lundi au vendredi de 7 heures à 10h30, et de 16 heures à 20h00. Elle pourra également être activée en cas d’accident ou de bouchons. Des losanges lumineux indiquant l’activation de la voie sont en cours de test.

Les contrevenants seront verbalisés via des caméras vidéo, dès la période des Jeux olympiques, sans période de test. Quant à la circulation entre les files des deux-roues, fortement demandée par les associations de motards, elle sera bien autorisée.

En partenariat avec Make.org, la Mairie de Paris organise un grand débat public, les « Dialogues parisiens », sur le sujet « Bien grandir à Paris ». Pour participer, il suffit de faire ses propositions sur le formulaire suivant :


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