Des militants de Dernière Rénovation repeignent la place Beauvau avant la sortie du Conseil des ministres

Ecologie Les militants veulent dénoncer l’inaction du gouvernement dans le domaine de la rénovation thermique

R.L.D.
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Les militants ont eu le temps de repeindre une grande partie de la place à quelques pas du palais de l'Elysée.
Les militants ont eu le temps de repeindre une grande partie de la place à quelques pas du palais de l'Elysée. — Thomas SAMSON / AFP

« Vos crimes, nos morts. » Ce mercredi matin, à l’heure du Conseil des ministres, six militants de l’association Dernière Rénovation ont déversé de la peinture orange sur toute la place Beauvau, devant le ministère de l’Intérieur.


« Alors que nous tirons la sonnette d’alarme, les ministres restent cloîtrés, et actent délibérément des politiques criminelles, laissant de côté la mesure la plus ambitieuse qui pourrait sauver des vies : la Rénovation Thermique. » Sur le réseau social X (ex-Twitter), l’association de « résistance civile » revendique son action coup de poing pour dénoncer l’inaction du gouvernement face au réchauffement climatique.

« Aucun acte fort […] pour la crise climatique »

« Au lendemain d’un été funeste ayant battu tous les records de température avec le mois de juillet le plus chaud enregistré depuis l’existence des relevés, et alors que la France connaît ces jours-ci une vague de chaleur tardive anormale, le président et ses ministres ne semblent pas s’alarmer », avance l’association dans un communiqué publié ce mercredi.

Pire, selon Dernière rénovation, le président et le gouvernement « rajoutent de l’huile sur le feu qui menace de tous nous consumer en prolongeant l’exploitation des deux mines à charbon françaises jusqu’en 2024 ». Une « politique de casse climatique » qui aurait coûté la vie de 33.000 personnes entre 2014 et 2022, dont 7.000, rien qu’en 2022, morts de chaleur en France.

« La France sous une vague de chaleur anormale. Aucun acte fort lors de la rentrée de la part du président ou des ministres pour la crise climatique. » À quelques pas de l’Elysée, les militants ont ensuite été interpellés par les forces de l’ordre présentes sur place.