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TransportsLa gauche demande une étude sur l’ouverture à la concurrence des transports

Ile-de-France : La gauche demande une étude sur l’ouverture à la concurrence des transports

TransportsL’opposition veut que Valérie Pécresse, présidente d’Ile-de-France, lance une mission d’information et d’évaluation (MIE) sur la question
Transports en commun franciliens (Illustration).
Transports en commun franciliens (Illustration).  - Gabrielle CEZARD/SIPA / SIPA
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

Bientôt une ouverture à la concurrence des transports en commun franciliens ? C’est ce que souhaiterait l’opposition de gauche à Valérie Pécresse, présidente LR d’Ile-de-France. Alors que le monopole de la RATP sur les bus doit prendre fin début 2025, l’opposition lui demande de lancer une mission d’information et d’évaluation (MIE) sur la question.

Cette échéance, ainsi que la perspective de l’ouverture progressive à la concurrence du réseau ferré, suscite « de vives inquiétudes parmi les élus locaux, les personnels des opérateurs de transport, les associations d’usagers », écrivent dans un courrier diffusé lundi les groupes communiste, insoumis, socialiste et écologiste du conseil régional pour justifier un groupe d’enquête constitué d’élus.

Débats sur la date de l’ouverture à la concurrence

Concrètement, la mise en concurrence du réseau de bus francilien « engendre dès à présent des difficultés sociales et organisationnelles au sein des opérateurs », affirment les élus de gauche pour qui « de nombreux aspects réglementaires, sociaux et techniques ne sont pas réglés à moins de vingt mois du transfert des 19.000 salariés RATP » concernés. Ils soulignent aussi le risque de « télescopage » avec les Jeux olympiques de 2024, qui auront lieu six mois plus tôt.

Début janvier, le ministre délégué aux Transports, Clément Beaune, avait dit ne pas exclure de décaler cette ouverture à la concurrence, dont le calendrier est défini par une loi de 2009, en cas de risque de perturbation des JO. Tous les syndicats de la Régie sont opposés à la perte de son monopole, d’où la crainte de grèves, outre une possible désorganisation du service.


Mais Valérie Pécresse a depuis réaffirmé son intention de s’en tenir au calendrier initial, refusant de « céder au chantage » vis-à-vis d’une « minorité de personnels ». Après avoir mis en concurrence les autobus de grande couronne, IDFM (Ile-de-France Mobilités) a découpé en douze lots l’actuel monopole de la RATP au cœur de la région parisienne.

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