Paris : Deux policiers placés en garde à vue pour corruption passive dans l'affaire des fourrières

Corruption Deux policiers ont été soupçonnés de corruption mercredi à Paris dans le milieu des fourrières parisiennes, a annoncé l’AFP. Ils ont été placés sous contrôle judiciaire avec l’interdiction d’exercer.

20 Minutes avec AFP
Les deux brigadiers-chefs soupçonnés de corruption, placés en garde à vue lundi.
Les deux brigadiers-chefs soupçonnés de corruption, placés en garde à vue lundi. — Camille Allain / 20 Minutes

Deux brigadiers-chefs ont été placés lundi 30 janvier 2023 en garde à vue dans le cadre d’une enquête sur la corruption dans le milieu des fourrières parisiennes, selon l’AFP. Les deux policiers ont été présentés mercredi à un juge d’instruction qui les a mis en examen pour corruption passive par personne dépositaire de l’autorité publique, détournement de la finalité d’un fichier et violation du secret professionnel,

Les deux policiers sont suspectés d’avoir obtenu des avantages en échange de services permis par leur fonction, selon une source proche du dossier. L’un d’entre eux a également été mis en examen pour la menace de mort et l’abus d’autorité, l’autre pour la prise illégale d’intérêts.





Affaire de corruption

L’affaire a été ouverte fin octobre 2022. Après une enquête préalable, deux personnes ont déjà été mises en examen le 8 décembre. Chafic Alywan, le patron de la société de mise en fourrière Inter Dépannage, est poursuivi pour la corruption active, la complicité de violation du secret professionnel, la complicité de détournement de la finalité d’un traitement de données à caractère personnel, l’abus de bien social ainsi que pour l’exécution de travail dissimulé. Il a été placé en détention provisoire.

Un ancien fonctionnaire de préfecture de la région parisienne a été mis en examen pour la corruption passive et le recel de biens provenant d’un abus de bien social. Il a été placé sous contrôle judiciaire.

La mairie de Paris lance une mission d’inspection

A la tête de plusieurs fourrières à Paris et en Hauts-de-Seine, Chafic Alywan, un quinquagénaire d’origine libanaise, « est soupçonné de s’être attiré les bonnes grâces de puissants protecteurs, qui lui auraient facilité son business, ouvert des portes et l’auraient protégé », d’après les données du Parisien.

« En échange, certains d’entre eux auraient fait entretenir gratuitement, et pendant des années, leurs véhicules personnels dans l’un des garages automobiles que le chef d’entreprise possède dans les Hauts-de-Seine », souligne le Parisien.

La Mairie de Paris, qui a récupéré la compétence des fourrières et pré-fourrières de la Préfecture de Paris début 2018 et passe des marchés avec des sociétés privées pour l’enlèvement des véhicules, a déclaré d’avoir diligenté une mission d’inspection.