Tremblay: les chauffeurs exercent leur droit de retrait sur cinq lignes de bus

SOCIAL Ils protestent contre le caillassage des bus...

Avec agence

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Des chauffeurs de bus de la compagnie des Courriers de l'Ile-de-France (CIF) se tiennent près de bus au siège d'une des entreprises de transport en commun de Villepinte, le 2 avril 2010.
Des chauffeurs de bus de la compagnie des Courriers de l'Ile-de-France (CIF) se tiennent près de bus au siège d'une des entreprises de transport en commun de Villepinte, le 2 avril 2010. — AFP PHOTO JACQUES DEMARTHON

Les chauffeurs de cinq lignes de bus de la compagnie CIF du dépôt de Tremblay-en-France exerçaient ce lundi leur droit de retrait, alors que ceux des Transports Rapides Automobiles (TRA) contournaient les cités sensibles de cette zone de la Seine-Saint-Denis, comme les 3.000 à Aulnay-sous-Bois, Le grand ensemble à Tremblay, les Beaudottes à Sevran, ont indiqué des délégués syndicaux à l'AFP.

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«Normalement, nous reprendrons le travail demain (mardi) matin», a précisé Jérôme Ramchurn, secrétaire du CHSCT (comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail). Quant aux chauffeurs des TRA, ils devraient décider de la poursuite de ces déviations lors d'un CHSCT extraordinaire ce lundi après-midi.

Samedi, un groupe de vingt à trente personnes, cagoulées, ont brûlé quatre véhicules à la limite de Villepinte et de Tremblay-en-France avant de caillasser un bus des Courriers d'Ile-de-France (CIF) alors qu'il transportait des passagers. Un bus des TRA, desservant lui aussi la ville, a également été pris pour cible.

Les délégués des CIF doivent participer ce lundi après-midi à la préfecture de Bobigny à une table ronde sur les mesures de sécurité.

Une compagnie de CRS déployée

Les représentants des TRA se sont eux rendus vendredi à la préfecture. «Il n'y a pas grand chose qui a été proposé», a déploré Anis Kouki, délégué Unsa et membre du CHSCT. «Au lendemain de la réunion, samedi, il n'y avait pas de policier pour protéger les lignes», a-t-il regretté.

Dimanche, la préfecture a annoncé qu'une compagnie de CRS avait été déployée à Tremblay-en-France. «Nous sécuriserons les lieux autant de temps qu'il le faudra pour que s'applique la loi de la République», a réaffirmé le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux dans un entretien à France Soir de lundi.