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Sobriété publiqueUn « calendrier de l’après » pour ralentir sur l’alcool

Dry January : Un « calendrier de l’après » pour ralentir sur l’alcool

Sobriété publiqueUn commerce du 19e arrondissement de Paris propose un « calendrier de l’après » avec 31 boissons sans alcool
Augustin Laborde, le fondateur et Maud Catté, la manager du Paon qui boit.
Augustin Laborde, le fondateur et Maud Catté, la manager du Paon qui boit. - G. Novello / 20 Minutes
Guillaume Novello

Guillaume Novello

L'essentiel

  • A l’occasion de Dry Januray, Le Paon qui boit, un commerce du 19e arrondissement de Paris spécialisé dans les boissons sans alcool, propose un « calendrier de l’après ».
  • « Ça permet de découvrir le sans alcool et de faire une pause après les fêtes », explique Augustin Laborde, le fondateur de l’entreprise, qui a ouvert ses portes en avril dernier.
  • Pour le jeune entrepreneur, « le sans alcool n’en est encore qu’à ses débuts en France mais ce n’est pas une mode. C’est un nouvel art de vivre ! »

Après le calendrier de l’Avent, le « calendrier de l’après » ! Mais un calendrier tout en sobriété puisqu’il ne comprend que des boissons sans alcool. C’est le pari du Paon qui boit, une boutique du 19e arrondissement spécialisée dans la vente de boissons non éthylisées. « C’est un client qui avait envie de faire ça pour un pote, raconte Augustin Laborde, le fondateur de l’entreprise. On a repris l’idée avec un clin d’œil à l’Avent même si ce n’est pas la même signification. » Le jeune homme ajoute que cette offre s’inscrit pleinement dans le Dry January : « Ça permet de découvrir le sans alcool et de faire une pause après les fêtes. »

Le coffret de 31 boissons est disponible en ligne mais il est possible de le composer sur place. « On essaie de varier avec des bières, du vin, des cocktails », explique Augustin. Et il y a le choix puisque le Paon qui boit propose environ 400 références au dernier décompte. On y trouve ainsi des boissons fermentées comme du kefir ou du kombucha, de la bière sans alcool, des boissons au gingembre - « très à la mode en ce moment notamment pour relever les cocktails » –, du vin avec ou sans fermentation, et des équivalents d’alcool fort. Il y a aussi quelques créations originales qui ne sont pas de simples copies de spiritueux. « Ce sont des produits innovants, mais c’est peut-être un peu tôt. Il est aujourd’hui plus facile de vendre du gin sans alcool par exemple », commente le chef d’entreprise.


« Un nouvel art de vivre »

Pour lui, qui a ouvert sa boutique en avril 2022, « le sans alcool n’en est encore qu’à ses débuts en France mais ce n’est pas une mode. C’est un nouvel art de vivre ! » En même temps, il faut un minimum y croire pour ouvrir un commerce uniquement centré sur ce secteur, le premier à Paris. Mais contrairement à ce que l’on peut penser, ce « nouvel art de vivre » ne sera pas 100 % abstinent. « Il y aura une flexibilité sur l’alcool, poursuit Augustin. D’ailleurs la majorité de nos clients ne sont pas des femmes enceintes ou des musulmans pratiquants mais des gens qui continuent à boire de l’alcool mais qui ont envie de faire une pause le temps d’un week-end, des gens qui font attention à leur santé. »


L'intérieur de la boutique avec le comptoir à droite.
L'intérieur de la boutique avec le comptoir à droite. - Laure Ledoux

Lui-même a arrêté de boire depuis le confinement, sans raisons particulières. « J’ai vécu dans plusieurs pays musulmans comme en Afghanistan, et je me suis rendu compte que c’était possible de vivre sans alcool », se remémore-t-il. Et comme il y avait très peu de produits sans alcool « ou alors pas de très bonne qualité et trop sucré », il a alors eu l’idée d’ouvrir son propre commerce, avec « des boissons locales, bio si possible et fournies par des petits producteurs ». Et afin de faire connaître ses produits, il organise des dégustations toutes les semaines et va les intensifier pour le Dry January. Histoire de rappeler que « le sans alcool est très inclusif, ce sont des boissons que tout le monde peut boire ensemble ».

Pourquoi le Paon qui boit ?

« C’est un nom qui interroge et donc on s’en souvient mieux », explique Augustin Laborde. Le nom fonctionne aussi très bien en anglais avec « Drinking Peacock ». « Et un paon a besoin de boire régulièrement pour maintenir son plumage, donc c’était aussi un clin d’œil », conclut le jeune homme.

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