Bercy 2 : Le centre commercial et le magasin Carrefour occupés par plus d’une centaine de salariés

Val-de-Marne Les grévistes veulent une hausse des salaires et s’insurgent contre l’assignation devant la justice d'une trentaine de salariés pour une journée de grève

20 Minutes avec AFP
Le magasin Carrefour de Bercy 2 (archives).
Le magasin Carrefour de Bercy 2 (archives). — IAFRATE PATRICK

Un mouvement social secoue Bercy 2. Environ 170 salariés de la grande distribution occupaient mercredi soir ce centre commercial et un magasin Carrefour situés à Charenton-le-Pont, dans le Val-de-Marne, pour demander des hausses de salaires et soutenir des salariés « assignés devant le tribunal » de Créteil pour leur grève, selon un responsable de la CGT Commerce.

« Centre commercial Bercy 2 : les salariés ont décidé de l’occuper toute la nuit », prévient un tract diffusé sur les réseaux sociaux par la CGT Commerce et Services. L’occupation a débuté mercredi matin vers 10 heures et a concentré jusqu’à plus de 500 salariés de la grande distribution, selon Amar Lagha, secrétaire général de la fédération.

Une assemblée générale ce jeudi à 09 heures

Cette action s’inscrit dans un contexte plus large de grèves et d’occupations de sites visant à obtenir un salaire minimum de 2.000 euros par mois. « Le seul moyen pour se faire entendre aujourd’hui, c’est de bloquer l’économie », a ajouté le syndicaliste alors que les salariés doivent décider ce jeudi à 09 heures, lors d’une assemblée générale, s’ils souhaitent poursuivre le mouvement.

Le syndicat a choisi ce magasin en particulier car, selon Amar Lagha, une trentaine de salariés ont été « assignés devant le tribunal » de Créteil par le nouveau responsable (un franchisé) pour une journée de grève organisée la semaine dernière. Il s’agit de « dénoncer les conséquences de la location-gérance » et « réaffirmer que personne ne pourra nous faire taire », malgré cette « répression très forte » qui a fait suite à un mouvement « très pacifiste ».

Le développement de la location-gérance

Depuis l’arrivée à sa tête d’Alexandre Bompard en 2017, le groupe Carrefour fait passer chaque année des dizaines de magasins en location-gérance pour, selon lui, relancer l’activité et préserver l’emploi, tandis que les syndicats dénoncent une casse sociale qui ne dit pas son nom. La location-gérance est une forme de franchise dans laquelle le responsable du magasin n’est pas propriétaire du fonds de commerce qui continue donc à appartenir à Carrefour.