RATP : Jean Castex peine à apaiser un dialogue social de plus en plus compliqué avec les syndicats

ECHAUFFOUREES Alors que Jean Castex recevait les syndicats au siège de la RATP à Paris ce vendredi matin, des manifestants ont affronté la police

20 Minutes avec AFP
L'ex-Premier ministre Jean Castex, le 16 mai 2022.
L'ex-Premier ministre Jean Castex, le 16 mai 2022. — RAPHAEL LAFARGUE-POOL/SIPA

Lui qui assurait avant peu avant son entrée en fonction vouloir renouer le dialogue dans une entreprise secouée par des mouvements de protestation a du pain sur la planche. Jean Castex, ancien Premier ministre et fraîchement nommé à la tête de la RATP n’a pas réussi à convaincre les syndicats ce vendredi matin. Pendant qu’il les recevait au siège de la régie des transports parisiens, des échauffourées avec la police ont éclaté, alors que des manifestants étaient rassemblés devant le bâtiment.

Jean Castex devait recevoir ce vendredi, lors de réunions bilatérales, « l’ensemble des organisations syndicales représentatives », c’est-à-dire la CGT, FO, l’Unsa et la CFE-CGC, d’après la RATP. « Comme l’a annoncé Jean Castex dès sa prise de fonction, le dialogue social est une de ses priorités », a insisté la direction auprès de l’AFP.

Des syndicats déjà vent debout

Sur plusieurs images transmises par des syndicats à l’AFP, des manifestants tentent de forcer un cordon de policiers aux abords de la gare de Lyon, sur le trottoir en face du siège de la RATP. Les forces de l’ordre répliquent ensuite avec plusieurs coups de matraque et font usage de gaz lacrymogène. Une centaine de manifestants étaient présents, selon un journaliste de l’AFP présent sur place.

Le syndicat FO a condamné via un communiqué « avec fermeté les violences policières qui ont été lancées contre nos collègues ». « M. Castex doit vite comprendre que les méthodes Macron n’ont pas leur place dans notre entreprise », écrit le deuxième syndicat de la Régie, numéro un chez les conducteurs de métro. FO dénonce une stratégie destinée à « faire peur pour nous empêcher de manifester et, à terme, nous interdire ce droit pour mieux imposer les reculs sociaux ».




L’Unsa-RATP a, elle, refusé d’aller rencontrer Jean Castex comme c’était initialement prévu. « Alors que notre nouveau PDG se targuait dans les médias cette semaine de s’apprêter à rétablir un climat social serein… drôle de démarrage », s’étonne le syndicat dans son communiqué.