Il crée des karts volants pouvant s’élever à 2 mètres du sol

INNOVATION Ces karts s’envolent jusqu’à deux mètres de haut

Mathilde Desgranges
Visuel d'une voiture de karting volante.
Visuel d'une voiture de karting volante. — © David Dricourt / Lovenie
  • David Dricourt, entrepreneur du Val-de-Marne, s’est lancé dans la création de voitures de karting volantes.
  • « Cela fonctionne comme un drone à la différence que le pilote se trouve à l’intérieur et qu’il le manœuvre avec des joysticks », explique-t-il.
  • Ces voitures de kart peuvent faire voler une personne de moins de 85 kg jusqu’à deux mètres de hauteur.

Quand la science-fiction se fait réalité. Après les taxis volants des JO 2024, c’est au tour des kartings de décoller. David Dricourt, un entrepreneur du Val-de-Marne, a entrepris de créer des voitures de kart volantes. « J’ai eu l’idée un jour où je jouais avec un drone, je me suis dit que ce serait intéressant de mettre un pilote à l’intérieur », raconte-t-il. Ni une ni deux, il crée son entreprise Lovenie, courant 2021, et fabrique des prototypes capables de faire voler une personne de moins de 85 kg.

« L’objectif est d’en faire un nouveau moyen de divertissement, ludique et accessible », assure-t-il. Les particuliers devront tout de même débourser près de 35.000 euros pour posséder leur propre engin. Mais, le créateur envisage un service de location, qui permettrait au grand public de tester un vol en karting, pour une somme entre 100 et 150 euros.

Quinze minutes d’autonomie

Pour faire voler son kart à 2 mètres du sol, le créateur a recours à un châssis en aluminium, qui pèse seulement 14 kg, contre 20 à 25 kg pour un châssis de kart sur piste. Des hélices permettent de contrôler la vitesse, et des batteries sont ajoutées, ainsi que huit moteurs électriques pour faire voler le kart. « Cela fonctionne comme un drone à la différence que le pilote se trouve à l’intérieur et qu’il le manœuvre avec des joysticks », affirme-t-il.

Mais le dispositif ne peut pas stationner dans les airs plus de quinze minutes. « Pour tenir plus longtemps, il faudrait rajouter des moteurs mais l’appareil serait trop lourd pour stationner à 2 mètres du sol », explique le créateur. Des modèles hybrides, voire des modèles avec uniquement des moteurs thermiques, sont envisagés pour allonger la durée d’autonomie du véhicule.

« Une super idée »

« On se trouve à un moment intéressant avec les appareils aéronefs, un peu comme au début de l’aviation, estime-t-il. On a la possibilité de développer des choses tout à fait nouvelles. J’ai voulu me pencher sur ce terrain vierge du divertissement pour voir ce que je pouvais apporter. » Une initiative qui intéresse déjà plusieurs structures, des pistes de karting outdoor, des circuits automobiles mais aussi des hippodromes.



David Rebeyrolle, exploitant du Circuit du Périgord, suit depuis plusieurs mois l’avancée de son projet. Prêt à investir plusieurs dizaines de milliers d’euros, il estime que « c’est une super idée ». Il envisage d’acheter un kart volant, et de le proposer à la location. Pour cela, il devra adapter l’une de ses pistes car la loi française ne permet pas à un tel engin de voler ailleurs que dans des endroits clos et fermés. L’exploitant devrait pouvoir voir le véhicule en vol dès les premiers tests, qui débuteront en janvier 2023.