Paris : Le projet de bureaux suspendus porte Maillot annulé par la cour administrative d’appel

FAIL Présenté comme un projet « spectaculaire » en 2016, le « village flottant au-dessus du périphérique » ne verra sans doute pas le jour

20 Minutes avec AFP
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Image numérique fournie par le cabinet d'architectes japonais Sou Fujimoto and Manal Rachdi-Oxo montrant le projet "Mille Arbres" pour le 17e arrondissement de Paris, le 3 février 2016
Image numérique fournie par le cabinet d'architectes japonais Sou Fujimoto and Manal Rachdi-Oxo montrant le projet "Mille Arbres" pour le 17e arrondissement de Paris, le 3 février 2016 — Handout Sou Fujimoto/Manal Rachdi-Oxo

C’est une pelletée de terre de plus pour enterrer le projet « Mille Arbres ». La cour administrative d’appel de Paris a confirmé jeudi l’annulation des permis de construire délivrés pour des bâtiments sur des dalles recouvrant le boulevard périphérique à proximité de la porte Maillot, à Paris.

La cour considère « que le déplacement des polluants issus de la circulation automobile à l’entrée et à la sortie des tunnels créés par les projets entraînera, en particulier, une augmentation de la concentration de dioxyde d’azote aux alentours », et qu'« aucune des techniques envisagées par les constructeurs n’apparaît de nature à limiter la pollution et atténuer les risques qui en résultent », indique-t-elle dans un communiqué.

Risque pour la salubrité publique lié à la pollution

La maire de Paris avait délivré deux permis de construire pour des bâtiments de bureaux, d’habitation et de commerces sur des dalles recouvrant le boulevard périphérique à proximité de la porte Maillot : l’un à la SNC Paris Ternes Villiers, le 29 mars 2019, l’autre à la société civile de construction-vente Mille Arbres, le 30 août 2019.

Les deux permis de construire avaient été annulés par deux jugements du tribunal administratif de Paris du 2 juillet 2021, à la suite de recours émanant notamment d’associations de protection de l’environnement. Le tribunal avait jugé ces permis de construire illégaux, compte tenu du risque pour la salubrité publique lié à la pollution atmosphérique.

Par deux arrêts de ce jour, la cour administrative d’appel de Paris confirme les jugements, en rejetant les appels de la Ville de Paris et des sociétés Paris Ternes Villiers et Mille Arbres. En juillet, la ville avait acté le principe d’un réexamen de ces projets, conformément à un vœu des écologistes.