JO de Paris 2024 : Un marathon au parcours révolutionnaire jusqu’au château de Versailles

COURSE à pied L’épreuve, qui entend faire la place belle aux femmes, se caractérise également par une difficulté élevée

Guillaume Novello
De gauche à droite, Valérie Pécresse, Tony Estanguet, Anne Hidalgo et Jon Ridgeon à la conférence de presse de présentation du marathon, mercredi 5 octobre.
De gauche à droite, Valérie Pécresse, Tony Estanguet, Anne Hidalgo et Jon Ridgeon à la conférence de presse de présentation du marathon, mercredi 5 octobre. — G. Novello

Pour préparer un marathon, il faut bosser son cardio, mais avec celui des prochains JO, il faudra aussi réviser ses cours d’histoire. En effet, le parcours du marathon olympique, dévoilé ce mercredi après-midi à l’Hôtel de Ville de Paris, reprend le parcours de la marche des femmes du 5 octobre 1789 qui, parties de l’Hôtel de ville, ont rallié Versailles pour exiger du roi qu’il ratifie plusieurs textes dont la déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Et clin d’œil supplémentaire, l’annonce du parcours s’est faite le 5 octobre.

« On a voulu rendre hommage à ces femmes, confirme Tony Estanguet, président du Comité d’organisation des Jeux (Cojo). Et ça tombe bien l’aller-retour Paris-Versailles fait 42 km. » Et, même si cela avait déjà été annoncé, c’est l’épreuve féminine qui, pour la première fois, clôturera les Jeux.



« La Ville de Paris est attachée à l’inclusion, à la solidarité et ce parcours célèbre les femmes et la place des femmes », a de son côté salué Anne Hidalgo, la maire de Paris. En outre, pour elle organiser « le départ depuis l’Hôtel de ville est un symbole extraordinaire, car c’est la maison des Parisiens et des Parisiennes ». Valérie Pécresse également présente, a attaqué d’un ton plus badin en « remerciant d’avoir choisi un marathon de chez Anne à chez moi, qui suis élue de Versailles et où j’habite ». Pour faire le trajet chaque jour, la présidente de la région Ile-de-France assure que le retour de Versailles promet une « vue sur Paris absolument magique pour les athlètes ».

Un parcours « extrêmement exigeant »

Ces derniers vont d’ailleurs en baver avec un parcours « extrêmement exigeant » selon les mots de Tony Estanguet et totalisant 438 m de dénivelé positif. « On a bien conscience du défi que cela représente mais il y aura du suspense tout au long de la course avec des difficultés majeures à l’aller comme au retour », a-t-il ajouté. « Ce sera un marathon très compliqué, qui va casser les jambes, estime pour sa part l’athlète Yohan Durand. En général, on cherche les marathons les plus plats possibles mais là on va se prendre tout le dénivelé en 17 km. Il faudra changer des choses dans l’entraînement et la préparation. »

Mais il n’y a pas que les marathoniens professionnels qui souffriront puisque, dans le droit fil du slogan « Ouvrons grand les Jeux », 20.024 dossards seront offerts aux coureurs du dimanche (on exagère un peu). « Pour en obtenir un, il faudra avoir 20 ans au 31 décembre 2024 et être membre du club Paris 2024 », précise le président du Cojo. Les dossards sont distribués à chaque événement autour des JO, comme la journée paralympique ce vendredi à Bastille, et 3.000 d’entre eux ont déjà trouvé preneurs. L’objectif est qu’ils soient tous « distribués d’ici à la fin 2023 pour que les gens aient le temps de se préparer ». Par ailleurs, 20.024 dossards seront également répartis pour le 10 km. Enfin, la totalité du parcours sera gratuite sauf l’arrivée aux Invalides avec des tribunes de 7.000 places.

Pour conclure, laissons le mot de la fin à Jon Ridgeon, le directeur de World Athletics : « C’est un vrai challenge pour les athlètes et c’est le marathon le plus excitant que nous ayons connu dans l’olympisme. » Au moins.