L’ex-compagne de Julien Bayou saisit la cellule d’EELV et déplore une campagne « misogyne »

DROIT DE REPONSE L’ex-compagne de l’ex-secrétaire d’EELV, qui l’accuse de violences psychologiques, a demandé à être entendue par la cellule d’EELV « sous certaines conditions assurant la sécurité des témoignages »

Aude Lorriaux
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Julien Bayou
Julien Bayou — AFP

L’ex-compagne de Julien Bayou, qui accuse l’ancien secrétaire national d’EELV de violences psychologiques, annonce avoir saisi ce lundi la cellule spécialisée sur les violences sexuelles et sexistes d’EELV, selon un communiqué transmis à 20 Minutes.

« Elle a saisi officiellement ce jour la cellule d’EELV, et a demandé à être entendue sous certaines conditions assurant la sécurité des témoignages, contrainte et forcée par le tempo médiatique qu’on lui a imposé dernièrement au mépris de sa santé mentale », indique ce communiqué, rédigé par son avocate Elodie Tuaillon-Hibon.

« Misogyne, psychophobe et validiste »

« Elle n’a pas saisi la cellule d’EELV à l’époque. Celle-ci s’est auto-saisie à la suite d’un mail désespéré », affirme ce communiqué, qui déplore « une campagne interne et externe misogyne, psychophobe et validiste, indigne de personnes qui se disent progressistes ».



La direction d’EELV a réaffirmé samedi sa confiance dans la cellule interne du parti chargée des violences faites aux femmes, après les accusations de violences psychologiques visant son ex-secrétaire national Julien Bayou, et à la suite d’un article de Libération titré « comment des militantes et des ex ont mis le chef d’EE-LV sous surveillance ».

« Problématique sur le fond »

L’article de Libération expliquait que l’ex-secrétaire d’EELV vivait depuis trois ans sous la pression d’un collectif féministe informel qui lui reprochait sa conduite et enquêtait sur ses relations avec les femmes, allant jusqu’à interroger ses anciennes compagnes. Mais cet article a été critiqué en interne par plusieurs personnes au sein d’EELV, et en public notamment par Sandrine Rousseau. « J’ai lu l’article et ça n’est pas du tout une mise sous surveillance, ça n’a rien à voir avec une mise sous surveillance, et d’ailleurs cet article me semble extrêmement problématique sur le fond », a déclaré la députée.




Dans son communiqué, l’ex-compagne de Julien Bayou vise l’article de Libération, affirmant n’avoir « pas donné son accord pour que soient publiés ou transmis des extraits de ses conversations privées sans contradictoire ». « Elle n’a pas été interrogée sur plusieurs éléments parus dans certains articles qui, de fait, sont inexacts (« relation libre » avec Julien Bayou par exemple) », poursuit le communiqué.