Yvelines : Le ministre Jean-Noël Barrot candidat à la législative partielle

SCRUTIN Le ministre délégué à la Transition numérique et aux Télécommunications veut conserver son siège à l’issue d’une élection rejouée en raison du non-respect du Code électoral

20 Minutes avec AFP
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Jean-Noël Barrot avait été largement réélu en juin dernier dans la 2e circonscription des Yvelines.
Jean-Noël Barrot avait été largement réélu en juin dernier dans la 2e circonscription des Yvelines. — ROMUALD MEIGNEUX/SIPA

On refait le match trois mois plus tard. Jean-Noël Barrot, ministre délégué (MoDem) à la Transition numérique et aux Télécommunications, va tenter de conserver son siège dans la deuxième circonscription des Yvelines à l’occasion d’une législative partielle dont le premier tour à lieu ce dimanche 2 octobre. Ce nouveau scrutin a été causé par un micmac impliquant sa suppléante Anne Grignon.

Pour rappel, Jean-Noël Barrot a été réélu aux législatives de juin avec 64,27 % des voix au second tour, près de six points de mieux que cinq ans plus tôt. Il a laissé son siège à l’Assemblée à sa suppléante Anne Grignon le 4 août, un mois après son entrée au gouvernement comme c’est la règle.

Sauf que le Code électoral interdit à un « remplaçant d’un membre d’une assemblée parlementaire » de se présenter comme suppléant d’un député. Or, Anne Grignon était candidate en seconde position sur la liste LREM lors des élections sénatoriales de septembre 2017 dans les Yvelines. Cette liste n’ayant remporté qu’un seul siège, Anne Grignon serait de fait la remplaçante de son colistier élu, notamment en cas de démission ou décès. Donc elle se retrouvait dans l’illégalité.

Une nouvelle suppléante

« Si les électeurs sont à nouveau convoqués aux urnes, c’est parce qu’un recours a été formé contre l’élection de juin par le proche d’un candidat battu dès le 1er tour qui s’appuie, pour rejouer le match, sur une contradiction du droit électoral », rappelait début septembre Jean-Noël Barrot. Mais Anne Grignon avait devancé la justice en annonçant sa démission dès le 12 août, d’où le nouveau scrutin, fixé aux 2 et 9 octobre.



Le ministre a choisi de se représenter, et pris pour suppléante cette fois Anne Bergantz, élue municipale à Lévis-Saint-Nom. C’est cette dernière qui serait amenée à occuper le siège au Palais Bourbon en cas de réélection de Jean-Noël Barrot, qui resterait ministre. Ce dernier fera face à cinq candidats dont sa rivale au second tour de juin, Maïté Carrive-Bedouani qui avait rassemblé 35,73 % des voix pour la Nupes.