Ile-de-France : Valérie Pécresse ferme Défi Métiers, 42 emplois menacés

FORMATION PROFESSIONNELLE La CFDT Ile-de-France fustige « une décision incompréhensible, injuste et brutale »

A.L. avec AFP
Valérie Pécresse, dimanche 10 avril, face à ses militants.
Valérie Pécresse, dimanche 10 avril, face à ses militants. — Gabrielle CEZARD

« C’est une décision comptable qui va porter un coup énorme à la formation professionnelle. On supprime un organisme qui mettait en relation les organismes de formation et un site Internet qui enregistre 8 millions de visites par an », regrette Céline Malaisé, présidente de la Gauche communiste écologiste et citoyenne au conseil régional d’Ile-de-France, en conférence de presse.

En cause, la décision de la région, prise avec l’Etat, de dissoudre Défi Métiers, une structure partenaire spécialisée dans la formation professionnelle qui emploie 42 personnes. L’organisme est le Carif-Oref (Centre animation ressources d’information sur la formation-Observatoire régional emploi formation) de la région capitale. Ces centres proposent notamment expertises, outils et produits aux professionnels de l’accueil, de l’information, de l’orientation, de l’emploi et de la formation.

« Doublon »

Mais « certaines missions de Défi Métiers », notamment l’information autour des offres de formation, « doublonnent avec celles de la région ou de l’Institut Paris Région », son agence d’aménagement et d’urbanisme, ou encore « avec le Crepof », une instance de coordination entre les acteurs du secteur, a indiqué jeudi l’entourage de la présidente (LR) Valérie Pécresse à l’AFP.

La CFDT Ile-de-France a fustigé « une décision incompréhensible, injuste et brutale », estimant que « la région et l’État ont été dans l’incapacité de présenter un éventuel projet alternatif » lors du conseil d’administration du jeudi 15 septembre. La CGT a manifesté jeudi, en marge de la séance de rentrée de l’assemblée régionale, pour réclamer « la signature d’une convention constitutive à durée illimitée, le maintien de l’ensemble de ses missions et de l’ensemble des salariés ».

Accompagnement du personnel

Valérie Pécresse assume. « Il faut être deux pour pouvoir le dissoudre. L’Etat et la région sont d’accord que l’organisation actuelle du GIP (groupement d’intérêt public) n’est pas la plus pertinente ». « A partir du moment où il y a des doublons, la région assume de faire de la rationalisation et de la bonne gestion », poursuit l’entourage de l’ex-candidate LR à l’élection présidentielle, soulignant l’accord de la préfecture de région.




Etat et région financent paritairement Défi Métiers à hauteur de 3,4 millions d’euros par an et « travaillent main dans la main » à l’accompagnement des 42 salariés et salariées, que la présidente du groupement d’intérêt public Stéphanie Von Euw s’est « engagée à recevoir un par un pour trouver des solutions d’accompagnement », dit encore la région.

L’actuelle convention se termine le 24 décembre, a précisé la région. La dissolution de Défi Métiers doit encore être actée en assemblée générale le 20 octobre.