Le parti à la flamme un peu grillé

REGIONALES Zoom sur le FN qui est une des douze formations modestes qui se présentent en Ile-de-France...

Alexandre Sulzer

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REVELLI-BEAUMONT / SIPA

Le FN ne devrait pas avoir d'élu au conseil régional. Un drame pour un parti qui disposait jusqu'alors d'un groupe et qui avait joué le rôle d'arbitre lors de la première mandature du président socialiste de région Jean-Paul Huchon. Selon un récent sondage*, le FN ne recueillerait que 4% des voix. Il y a six ans, Marine Le Pen avait attiré sur son nom 12,26% des suffrages. «L'Ile-de-France n'est tellement pas porteuse qu'elle est partie se présenter dans le Nord-Pas-de-Calais, observe le politologue Jean-Yves Camus, spécialiste de l'extrême droite. D'autres cadres se présentent en province sur des terres plus propices électoralement. Du coup, le FN a fait un choix par défaut pour sa tête de liste: Marie-Christine Arnautu, pas vraiment un poids lourd.»

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«Nous savons que l'Ile-de-France est une région difficile, mais notre objectif reste 10%», rétorque l'intéressée. Les tensions importantes au parti et le départ du groupe régional de quelques figures comme Martial Bild ou Martine Lehideux n'ont pas aidé. «La situation est plus simple comme cela», feint de croire Marie-Christine Arnautu. Seul coup médiatique de la campagne : la présence en numéro 2 dans les Yvelines de Marion Maréchal-Le Pen, 19 ans, blonde et photogénique petite-fille du grand patron. Un «non-évènement», selon Jean-Yves Camus.