Des petits couteaux pour séduire la jeunesse parisienne

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Ils avaient dix minutes pour convaincre.
Ils avaient dix minutes pour convaincre. — S. ORTOLA / 20 MINUTES

Une table, quatre chaises et un bol de chips. Le Conseil de la jeunesse de Paris a organisé, hier soir, un « speed dating politique » au centre d'animation Daviel (13e). L'occasion pour les partis d'envoyer leurs « petits » candidats, en troisième ou quatrième place sur les listes parisiennes, pour séduire les jeunes. « Nous, on veut financer des capotes pour les boîtes de nuit et faire fonctionner les transports entre le samedi et le dimanche », argumente Jean-Luc Romero (PS).
A deux tables de là, le maire UMP du 1er s'attaque au bilan du président PS sortant, Jean-Paul Huchon : « Plus vous êtes loin de Paris, plus vous mettez du temps, plus vous payez cher », grimace Jean-François Legaret. Les jeunes, la plupart entre 15 et 25 ans, réagissent selon leurs préoccupations. « Moi, je demande s'il y aura des réductions dans les transports ou pour le cinéma », questionne Redha, 15 ans, scolarisé à Jules-Ferry (18e). Martin, 26 ans, habitant du 13e, regrette que le temps d'échange soit trop court : « Le gong sonne toutes les dix minutes et il faut passer à un autre candidat. » Bruno Julliard, l'adjoint (PS) au maire chargé de la jeunesse, explique que « ce sont les jeunes qui ont décidé du tempo. Pour certaines listes, les dix minutes peuvent paraître longues. » Seuls le Front national et la liste Emergence ne se sont pas frottés aux questions des jeunes Parisiens.William Molinié

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