La « bonne foi » d'AXEL PONIATOWSKI devant le tribunal

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Axel Poniatowski, la tête de liste UMP dans le Val-d'Oise aux régionales, à nouveau dans la tourmente. L'homme qui avait provoqué la polémique en affirmant que son rival socialiste, Ali Soumaré, était un délinquant « multirécividiviste » en se basant sur des informations partiellement fausses, était cité à comparaître hier devant la première chambre civile du tribunal de Créteil. En cause cette fois : un communiqué dans lequel il avait affirmé que la tête de liste PS dans le Val-de-Marne, Michèle Sabban, avait été « condamnée pour emplois fictifs ». Or, la vice-présidente de région avait été relaxée en juin 2003.
Hier, l'avocat du député UMP, Me Laurent Delvolvé, a tout fait pour démontrer la « bonne foi » d'Axel Poniatowski. Selon la défense, « il ne visait pas la procédure » pour emplois fictifs dont « il n'avait d'ailleurs pas connaissance » mais une autre affaire, au civil, pour laquelle Michèle Sabban avait été condamnée en 2002, solidairement avec le conseil régional à payer 50 000 € pour faute de gestion et action en comblement de passif à l'égard d'une association d'aménagement du temps de travail. « Il y a une grande différence entre être impliqué dans une procédure civile et être qualifié de repris de justice », a fait valoir l'avocat de Michèle Sabban, Me Jean-François Moreau, qui réclame 50 000 € de dommages et intérêts. En sa qualité de député, Axel Poniatowski « ne pouvait se tromper à ce point ». « Mme Sabban n'a pas vocation à être la victime sacrificielle de l'UMP », s'est exclamé Me Moreau. « La susceptibilité n'est pas compatible avec la carrière d'homme politique, a rétorqué Me Delvolvé. Les attaques vives font parties du jeu éléctoral. » Jugement vendredi. W Alexandre Sulzer