Le miracle de l'icône fait tache d'huile

SOCIETE La dévotion populaire pour la Vierge Marie ne faiblit pas à Garges-les-Gonesse...

Alexandre Sulzer

— 

La Vierge qui pleure (en bas) attire les croyants devant le portail du pavillon (en haut).
La Vierge qui pleure (en bas) attire les croyants devant le portail du pavillon (en haut). — S. POUZET / 20 MINUTES

Ce sont les nuisances sonores qui tombaient jusqu'alors du ciel au-dessus du pavillon de la famille Altindagoglu, à deux pas de l'aéroport du Bourget. Mais depuis le 12 février, un miracle s'est produit dans ce foyer de Garges-lès-Gonesse: une icône orthodoxe de la Vierge Marie suinte des larmes d'huile.

La médiatisation récente du phénomène a renforcé l'engouement populaire: hier, vers 16h, une cinquantaine de personnes étaient agglutinées devant le portail. En majorité des chrétiens d'Orient. Esat, le père de famille, accueille croyants et journalistes dans le salon.

Ferveur dans le couloir


Mais c'est dans le couloir, entre la chambre et la salle de bains, que se tapit l'icône, entourée de fleurs et de bougies. Les pèlerins se signent, s'agenouillent, prient. Et récupèrent les cotons imbibés que Marie, l'une des filles Altindagoglu, tamponne sur le tableau huileux. «C'est pour cela que l'on ne se rend pas compte que l'huile sort des yeux de la Vierge», précise-t-elle. Selon Esat, Mrg Jean, évêque du patriarchat d'Antioche, a constaté le miracle sur place. Dimanche, il s'est inquiété des dégradations provoqués par les chapelets des fidèles. «Je vais acheter un cadre vitré pour la protéger», rassure Esat, qui ne s'explique pas «pourquoi Dieu s'est manifesté» chez lui, fils de prêtre turc.

Didier, catholique de 60 ans, s'agenouille de longues minutes. «J'ai dit à la Vierge Marie que je désirais lui ouvrir mon cœur pour qu'elle me conduise vers Dieu», confie-t-il, ému. Alors que les visites prennent fin, une mère, venue exprès de Marseille, est autorisée à entrer avec ses deux filles dont l'une est malade. «Je pleure, je tremble. La sensation est inexprimable.» Pendant ce temps, Adja, «musulmane» de 44 ans, attend dans la rue: «Je reviendrai tous les jours jusqu'à ce que je la voie. J'y crois.»

 

Et vous, qu'en pensez-vous? Miracle ou supercherie? Donnez-nous votre avis dans les commentaires ci-dessous.