Delanoë veut soigner les agents de l'AP-HP

Alexandre Sulzer

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« Je lui ai sauvé la vie », glisse Pierre Coriat, chef du service d'anesthésie-réanimation de la Pitié-Salpêtrière (13e) lorsqu'il aperçoit Bertrand Delanoë, en visite express hier dans l'établissement hospitalier. L'édile socialiste, qui avait été soigné ici en 2002 après un coup de couteau, aimerait bien lui rendre la pareille. Le maire s'est déplacé afin de « réaffirmer son soutien aux personnels » de l'Assistance publique- Hôpitaux de Paris (AP-HP) face à la suppression annoncée de plus de 1 000 postes chaque année sur quatre ans dès 2010. Entre la Mairie de Paris et le ministère de tutelle - la Santé -, le torchon brûle. Ces baisses d'effectifs « obéissent à une mécanique comptable ignorante des réalités de la vie » du personnel et des patients, affirme la Ville.

La veille, la première adjointe au maire (PS), Anne Hidalgo, s'était déjà emportée, lors du lancement de sa campagne pour les régionales : « Je conteste les choix de l'AP-HP, dont certains centres d'IVG sont en train d'être fermés. » Une politique de fermeté vis-à-vis des arbitrages budgétaires qui rassure Pierre Coriat. A l'instar d'un millier d'autres chefs de pôle ou de service, ce dernier menace de démissionner. La CGT, elle, hurlait hier à la « récupération politique ». W