Le président de la RATP défend la gestion de l'entreprise

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Tirs croisés sur Pierre Mongin. Le président de la RATP, qui fait face actuellement à une grève dure des conducteurs du RER A et à leurs revendications salariales, a dû s'expliquer hier devant les députés de la commission des Finances sur la mauvaise gestion de l'entreprise sur les exercices 2001-2007. Celle-ci avait été dénoncée récemment dans un rapport de la Cour des comptes. L'institution faisait valoir, par exemple, que le nombre d'heures travaillées d'un conducteur était de 1 527 à Berlin contre 1 286 à Paris pour un salaire mensuel de 1 840 euros en Allemagne contre 2 570 à la RATP (pour seize ans d'ancienneté).

Pierre Mongin a mis en avant les 2 % de gains de productivité contractualisés en 2008 avec le Syndicat des transports d'Ile-de-France (Stif). « Les effectifs n'ont jamais été divergents avec les besoins de l'entreprise », a-t-il fait valoir, pointant du doigt la réduction du temps de travail et la montée en puissance du nombre de voyageurs sur la période observée par la Cour des comptes. « Les salariés doivent faire un effort sur la productivité, mais je suis hostile à une baisse des salaires », prévient le président, qui précise que les pénalités à verser au Stif en raison de la grève sur le RER A porteront « sur un certain nombre de millions d'euros ». W

Alexandre Sulzer