Beaubourg défend l'emploi et une culture « subversive »

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Musée d'Art moderne, exposition Soulages et bibliothèque sont restés fermés, ce dimanche au Centre Pompidou (Beaubourg), alors que le personnel de l'établissement entamait son septième jour de grève. Hier, un couple de retraités bretons, qui avait acheté ses billets sur Internet la veille, se disait « très déçu » de trouver porte close. L'intersyndicale CGT-CFDT-FO-CFTC-Unsa s'oppose aux réductions de postes prévues par l'application, à compter du 1er janvier 2010, de la règle du non-remplacement d'un départ à la retraite sur deux. Compte tenu de la pyramide des âges de l'établissement - 44 % du personnel a plus de 50 ans -, cela correspondrait à la suppression de 400 postes sur dix ans, selon les syndicats.

Si les salariés réclament une revalorisation de la grille des salaires, ils revendiquent également l'instauration d'une culture « subversive » et non rentable, la gratuité des services du centre et le maintien de la Bibliothèque publique d'information (BPI) et du bureau de poste au sein de l'établissement. Le personnel a salué le préavis de grève lancé pour mercredi par l'intersyndicale du ministère de la Culture contre l'extension de la révision générale des politiques publiques (RGPP) aux établissements publics culturels. Contactée hier, la direction du centre est restée injoignable. Elle recommandait hier au public d'appeler avant de se déplacer... sur un tract collé sur les portes du musée. W

Malik Touzri