Le Grand Paris va faire sa loi à l'Assemblée

POLITIQUE Les débutés débattent à partir de ce mardi soir du projet du gouvernemental...

Alexandre Sulzer

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Les projets pour le Grand Paris.
Les projets pour le Grand Paris. — IDE

L'architecte Roland Castro l'appelait lundi «LA question politique du XXIe siècle» dans une lettre adressée à l'ensemble des députés. La loi sur le Grand Paris arrive ce mardi soir en première lecture à l'Assemblée. Projet suivi de près par Nicolas Sarkozy, le Grand Paris sera débattu jusqu'à jeudi soir par les parlementaires dans un climat passionnel. La gauche est vent debout contre un projet perçu comme centralisateur et décevant au regard du discours ambitieux qu'avait tenu le chef de l'Etat en avril. A lui seul, le groupe socialiste va présenter pas moins de cent amendements. Les architectes, consultés par l'Elysée récemment, ne mâchent pas non plus leurs mots contre Christian Blanc, secrétaire d'Etat en charge de la région-capitale.

«Le principe d'une dotation de l'Etat est acquis»

Sur le fond, les grandes lignes sont connues. L'Etat souhaite mettre en place une «double boucle» de métro automatique entre des pôles d'activité spécialisés. Une Société du Grand Paris, dans lequel l'Etat sera majoritaire, décidera du tracé et participera à l'aménagement des terrains autour des nouvelles gares. Selon les cas, des contrats de développement territoriaux pourront être signés avec les communes concernées dans les dix-huit mois qui suivent l'adoption du schéma de transports. «Des communes contiguës pourront les rejoindre après ce délai», précisait lundi, à 20 Minutes, Marc Véron, le directeur de cabinet de Christian Blanc. D'autres modifications ont été apportées par les députés. Les consultations des Franciliens seront menées par la commission nationale du débat public et non par le préfet. Et un représentant des communes siégera au conseil de surveillance de la Société du Grand Paris «à titre délibératif».

Reste un détail: le financement des 21 milliards nécessaires qui n'apparaît pas dans la loi. «Le principe d'une dotation de l'Etat est acquis, assure Marc Véron. Elle permettra de recourir à l'emprunt.» Quant aux citoyens, ils peuvent donner leur avis depuis hier sur www.mon-grandparis.fr.