Chirac se décerne un satisfecit pour son action à la mairie

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« La situation de Paris, telle que je la découvre au début de mon premier mandat, est celle d'une ville vieillissante, en plein déclin démographique, et sans véritable politique en matière de logement, d'urbanisme ou d'environnement. » Heureusement, il est arrivé. Jacques Chirac, dans le premier tome de ses mémoires (lire page 10) à paraître demain, s'auto-congratule au sujet de son expérience de premier maire de Paris de 1977 à 1995. Il ne fait, en revanche, aucune référence aux emplois fictifs et aux autres affaires qui ont marqué son passage à l'Hôtel de Ville.

Il se félicite notamment d'avoir consulté les Parisiens, dès son entrée en fonction, sur le « dossier très controversé, [...] de la voie express entre la porte de Vanves (14e) et Maine-Montparnasse ». Autre sujet de réjouissance, la rénovation des Halles. « En dépit des vicissitudes que le site subira au fil du temps, l'opération des Halles, fruit d'une concertation exemplaire entre les élus et la population, résulte alors d'une politique d'urbanisme soucieuse, pour la première fois, d'environnement et de qualité de vie des habitants. » Sur les grands projets lancés par François Mitterrand, comme l'Opéra-Bastille, l'Arche de la Défense ou l'Institut du monde arabe, il écrit avoir été consulté par l'intéressé en 1982 : « Je lui indique mon accord de principe quant à la réalisation de ces projets, qui me paraissent répondre aux préoccupations des Parisiens, même si je lui avoue que le coût de ce programme ambitieux me fait quelque peu frémir en tant que contribuable et ancien Premier ministre. » Selon lui, le second mandat a été marqué par le rééquilibrage de l'Est parisien, « la plus vaste entreprise lancée, en matière d'urbanisme, depuis le baron Haussmann ». En toute modestie. W

Alexandre Sulzer