« Des bêtes, des moisissures, des acariens à cause de l'humidité »

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L'humidité, fléau numéro 1 des logements franciliens. Nadège Lanvin, mère de famille, en fait les frais depuis octobre 2007. A cette date-là, une première fuite d'eau dans son immeuble, rue de Lunéville (19e), provoque d'importants dégâts dans la chambre de son appartement, situé au rez-de-chaussée.

Dès lors, c'est la loi des séries. Deux autres fuites, en mai et septembre 2008, détériorent le plafond, les murs et le parquet (voir photo). Et, le temps de faire jouer les assurances, « ça fait un an que l'on vit, mes deux fils et moi, dans une pièce recouverte d'une bâche pour nous protéger des morceaux de plafond qui s'effondrent », lâche Nadège. Sans parler de l'odeur et de la sensation d'humidité, présente constamment. « Maintenant, on a des bêtes, des mouches, des moisissures et des acariens à cause de l'humidité », ajoute-t-elle. Son fils de 12 ans a dû arrêter ses cours de piano, son instrument de musique étant devenu inutilisable. Mais le plus inquiétant reste ses problèmes d'asthme, qui sont apparus dans cette atmosphère saturée d'eau. « L'humidité favorise les bronchites. C'est prouvé. Chez les bateliers de la Seine, par exemple, elles durent plus longtemps », confirme le Dr Régis Mouries, président de la commission prévention, santé et environnement à l'Union des médecins libéraux d'Ile-de-France.

La fin du calvaire est proche. C'est du moins ce qu'espère Nadège. Les travaux, prévus début septembre, devraient débuter lundi prochain. Un retard dû à d'autres propriétaires de l'immeuble qui ne voulaient pas payer les travaux. Les fuites étaient pourtant localisées dans les parties communes. W

W. M.