Les universités parisiennes invitées à réunir leurs facultés

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Paris-II, Paris-V, Paris-VII, Paris-XIII... Selon Valérie Pécresse, étudiants et chercheurs étrangers se perdent dans « un paysage universitaire peu visible ». La ministre de l'Enseignement supérieur a annoncé hier, lors de la remise d'un rapport sur le patrimoine immobilier universitaire parisien, que trois pôles seraient créés à Paris d'ici à la fin de l'année.

Ces pôles, appelés Pres, fonctionneront comme de grandes universités confédérales, sur le modèle de Cambridge en Grande-Bretagne ou du MIT aux Etats-Unis. Les facs partageront une école doctorale pour le 3e cycle ainsi qu'une bannière et une signature des publications de recherche communes. L'objectif, selon la ministre, est d'« être plus visible dans les classements universitaires mondiaux... et de faire de la meilleure recherche ». Si les discussions sont encore en cours, Paris-V et Paris-VII pourraient former un Pres avec Sciences-Po, l'Inalco (langues) et l'EHESP (santé publique). Paris-II, Paris-IV et Paris-VI pourraient se rapprocher, tandis que Paris I constituerait un troisième pôle avec de grandes écoles comme l'EHESS (sciences sociales), ParisTech ou l'ESCP (commerce). Pour rationnaliser davantage, Valérie Pécresse souhaite aussi passer de 120 sites à une quarantaine afin qu'une université « soit rattachée à un territoire ». Une concertationavec Paris et la régiondoit aboutir à un scéma directeur d'ici à la fin décembre. W

A. S.