Les travailleurs sociaux du 92 très en colère et solidaires

— 

Au conseil général des Hauts-de-Seine.
Au conseil général des Hauts-de-Seine. — S. ORTOLA / 20 MINUTES

Le hall du conseil général des Hauts-de-Seine avait du mal à contenir

la colère des travailleurs sociaux du département, hier. Pour cette journée ­de mobilisation, 12 % des employés du pôle solidarité étaient en grève, et 200 à 300 d'entre eux étaient venus se faire entendre par Patrick Devedjian, le président du conseil général.

Durant cette manifestation un peu confuse, les pancartes affichaient des mots d'ordre très divers, mais quelques thèmes cristallisaient le mécontentement, comme le non-remplacement de certains départs (2,2 % des postes seraient vacants d'après les chiffres du conseil général) et le traitement informatique des données des demandeurs d'aide. « On nous oblige à les soumettre à un long questionnaire, qui aborde des sujets sensibles, notamment pour les étrangers, s'insurge Nadège Perraudin, adhérente à la CGT et assistante sociale à Asnières. On veut faire de nous des contrôleurs sociaux. »

Selon la présidence du conseil général, le même outil informatique est utilisé dans vingt-six départements différents. Déterminés à faire face à Patrick Deved­jian « tous ensembles », les grévistes ont refusé sa proposition de ne recevoir qu'une petite délégation. Les deux parties se sont donc quittées sans s'être rencontrées : une nouvelle date doit être fixée dans les jours à venir. W

Pierre Boisselet