Nao, nouveau petit robot de compagnie

Magali Gruet

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Né dans le 14e arrondissement, il s'apprête à quitter le loft douillet de ses concepteurs pour affronter la vraie vie. Nao, un petit robot de 58 cm, est en phase d'être commercialisé pour le grand public, après quatre années de création ultra-secrète au sein de la société Aldebaran Robotics. Testé cet été par une trentaine de privilégiés triés sur le volet, il subit ses derniers ajustements programmatifs.

Dernièrement, il a par exemple appris à danser sur Michael Jackson, actualité oblige. A terme, chaque utilisateur pourra le programmer à sa guise, soit à l'aide d'un logiciel fourni avec le robot, soit en téléchargeant sur le Web de nouveaux « comportements » développés par la société ou par des utilisateurs. « Il pourrait aussi bien jouer à cache-cache, aider les enfants en maths et en anglais, jouer au foot, apporter une canette ou surveiller la maison », explique Bastien Parent, responsable de la « communauté » Nao. Il pourra même adapter ses comportements selon ses interlocuteurs. « On pourra lui dire "Quand tu vois untel, tu lui diras que..." C'est mieux qu'un Post-it sur le réfrigérateur ! » Surtout, il pourra apporter de vrais services, comme lire un livre à un malvoyant.

Mais un tel compagnon a un prix. Autour de 4 000 euros à son lancement, 3 000 euros quand le produit se vendra à plus grande échelle. Dans les arcanes de l'entreprise, Aldebaran planche déjà sur le grand frère de Nao, qui mesurera dans les 1,20 m. Celui-là pourra s'atteler à des tâches plus physiques et faire le ménage ou la cuisine, « mais ce n'est pas pour tout de suite ». Un copain qui n'a pas - encore - de prix. W

www.aldebaran-robotics.com.