L'AP-HP rattrapée par la légionellose

Makita Samba

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Cinq patients de l'hôpital Pompidou étaient décédés en 2000 et 2001.
Cinq patients de l'hôpital Pompidou étaient décédés en 2000 et 2001. — F. DURAND / SIPA

L'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a « pris acte », hier, de sa mise en examen mardi dans l'enquête sur l'épidémie de légionellose qui avait touché l'hôpital européen Georges-Pom­pidou (16e). L'AP-HP est poursuivie pour « homicide involontaire », « blessures involontaires » et « mise en danger d'au­trui ». En 2000-2001, cinq patients étaient décédés de cette maladie, quelques mois après l'ouverture de l'hôpital.

La procédure a commencé après qu'un rapport d'expertise eut révélé les erreurs commises par L'AP-HP pendant la cons­truction de l'établissement. Elle aurait fait installer des tuyaux en acier galvanisé susceptibles de se corroder, malgré les mises en garde de sociétés spécialisées. Selon Le Figaro, qui a divulgué hier cette information, il est aussi reproché à l'AP-HP d'avoir ouvert l'hôpital le 3 juillet 2000 en dépit des nombreuses anomalies qui lui avaient été signalées.

Contacté par 20 Minutes, le président de l'AP-HP, Jean-Marie Le Guen, n'a pas voulu s'exprimer. L'organisme précise dans un communiqué que cette mise en examen lui permettra de mieux comprendre ses « éventuelles responsabilités » avant de rappeler que « cet hôpital est aujourd'hui classé parmi les meilleurs de France en matière de lutte contre les infections nosocomiales ». W